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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 21:49

fo-accor-4079.JPGGilles d'ARONDEL (Délégation FO) Bureau International du Travail à Genéve   

La prochaine réunion du Comité d'entreprise Européen Accor aura lieu les 29 et 30 Novembre 2010 au BIT (Bureau International du Travail)  4, rue des Morillons à Genève.

Une réunion préparatoire des délégués/es syndicaux/cales à la réunion du Comité d'Entreprise Européen se tiendra le 29 Novembre de 9h30 à 12h30 suivie de 14 h 00 à 18h00 de la séance pléinière du comité avec en Introduction l'intervention d'Anne Marie CAMBOURIEU, Directrice des Ressources Humaines Accor Monde.

Marie-Caroline BIZET interviendra ensuite sur la présentation de la Fondation Accor puis Sophie FLAK dans le cadre d'ARIANE 2015 présentera le projet pour les 5 prochaines années.

Frédérique POGGI, clôturera cette premiere journée par une présentation dans le cadre de la politique de diversité du Groupe Accor.

gilles-Pelisson-Gilles-d-Arondel.JPG

Gilles PELISSON (PDG Accor) et Gilles d'ARONDEL (Délégation FO) Genéve 2010

Lors de la journée du 30 Novembre, Marc VIEILLEDENT présentera "les Résultats et perspectives 2010"

La clôture de la Matinée verra l'intervention de MM Gilles PELISSON et Yann CAILLERE pour les "questions/réponses des participants des représentants des syndicats Européen du Groupe Accor.

En aprés Midi les travaux seront clôturés aprés un débrief et une évaluation entre les délégués/es syndicaux/cales Européens représentants des salariés.

 

PRESSE

Union internationale des travailleurs de l’alimentation, de l’agriculture, de l’hôtellerie-restauration, du tabac et des branches connexes

Rampe du Pont-Rouge, 8, CH-1213 Petit-Lancy (Suisse)

Tél.: + 41 22 793 22 33, fax + 41 22 793 22 38, courriel: iuf@iuf.org - www.iuf.org

président: Hans-Olof Nilson, secrétaire général: Ron Oswald, relations avec la presse: Peter Rossman

Genève, le 8 novembre 2010

Nouveau PDG pour Accor – les syndicats internationaux demandent si les nouvelles priorités englobent le respect des droits

Accor est-il le nouveau McDonald’s?

Les droits des employés seront-ils franchisés avec les hôtels?

L’UITA demande au gouvernement français d’intervenir !

 

Denis Hennequin a été désigné afin de remplacer Gilles Pélisson au poste de président du conseil et chef de la direction du groupe hôtelier mondial Accor. Les analystes financiers suivront Hennequin de près afin de voir s’il pourra livrer les résultats promis par cette « nouvelle phase » marquée par « la définition des priorités et leur exécution ». Les employés/es d’Accor surveillent aussi la nouvelle direction.

L’UITA, qui représente les travailleurs/euses syndiqués/es d’Accor à travers le monde, a déposé aujourd’hui une soumission auprès du ministère français responsable de l’application des Principes directeurs de l’OCDE à l’intention des sociétés multinationales. Sous Pélisson, la « transformation radicale » d’Accor est passée par un recul constant de l’engagement déclaré de la société à respecter les droits de ses employés/es – et par des violations systématiques des droits syndicaux.

Le changement n’est pas une surprise – Pélisson est le deuxième haut dirigeant remplacé depuis que Colony Capital et Eurazeo ont fait leur entrée en force dans le capital d’Accor en 2005, remplaçant aussi une demi-douzaine de membres du conseil d’administration.

Plus de 20 ans chez McDonald’s Europe ont fait de Hennequin le candidat idéal pour prendre la direction d’un groupe hôtelier qui peine à sortir de son cocon d’hôtelier pour émerger comme un ensemble de marques axées sur la franchise et la gestion. Pour satisfaire des investisseurs impatients, Pélisson a séparé les activités de coupons du secteur hôtelier, transporté la dette considérable du groupe sur l’entité hôtelière et entrepris de vendre l’argenterie familiale aussi vite que le marché pouvait l’absorber (voir Demerging Accor – les than the sum of its parts? en anglais uniquement). La vente de feu des établissements hôteliers avec leur personnel pourrait ne pas avoir été suffisante pour satisfaire l’appétit des investisseurs – d’où ce dernier changement.

En 1995, Accor a signé un accord sur les droits syndicaux avec l’UITA, par lequel la société s’engageait à respecter les normes internationales du travail et le droit de ses

employés/es d’adhérer au syndicat de leur choix. L’accord protège nommément les employés/es « contre tout acte de discrimination visant à violer la liberté d’association ». Mais comme le documente largement la soumission de l’UITA au Point de contact national de l’OCDE en France, Accor a résisté avec acharnement à la syndicalisation dans ses hôtels Novotel de Mississauga, Ottawa et North York en Ontario (Canada). Les représailles contre les efforts de syndicalisation – avec l’aide d’un consultant notoire en « évitement syndical » - ont inclus des mesures punitives de harcèlement, de discrimination, de perte de revenues et de licenciement contre les militants/tes syndicaux/cales. À Toronto et Ottawa, les plupart des travailleurs/euses des hôtels de service complet sont syndiqués/es (Ottawa : 63 %; Toronto : 70 %). Pourtant, trois des établissements Novotel exploités par Accor dans la province sont restés non-syndiqués – résultat de l’opposition incessante de la direction à l’exercice par les travailleurs/euses des droits reconnus dans l’accord de 1995.

Au Bénin, les membres de l’UITA sont sans accord sur les conditions de travail depuis plus d’une décennie au Novotel Cotonou Orisha, un établissement de 110 chambres donnant sur la mer. Tout en échappant à ses obligations légales, la direction agit de façon unilatérale pour mettre en place un nouveau régime d’embauche et de rémunération. Les travailleurs/euses ont dû lutter pour faire respecter la réglementation en matière de santé et de sécurité au travail.

Tout en ressortant de temps à autres ses accords sur les droits syndicaux afin de vanter sa « responsabilité sociale », Accor a refusé de répondre de façon significative aux communications du Comité d’entreprise européen, de l’UITA et de ses affiliées sur ces questions.

Puisque les principes directeurs de l’OCDE obligent les gouvernements signataires à veiller à ce que les activités des sociétés multinationales sur leur territoire s’y conforment, explique le secrétaire général de l’UITA Ron Oswald, « Nous avons eu recours à la procédure de l’OCDE parce que rien d’autre ne semble pouvoir attirer suffisamment l’attention d’Accor pour amener la société à modifier ses façons de faire. La société effectue rapidement des changements au sein de sa haute direction pour satisfaire les investisseurs. Il est temps de voir si la nouvelle direction entend donner vie aux engagements pris en 1995 ».

* * * * *

L’Union internationale des travailleurs de l’alimentation, de l’agriculture, de l’hôtellerie-restauration, du tabac et des branches connexes (UITA) est une fédération syndicale internationale regroupant 383 organisations syndicales affiliées dans 124 pays, pour un effectif total de plus de 2,6 millions de membres. Son siège est à Genève, en Suisse

 

 

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Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.