Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 19:31

GDA dhDans le cadre du comité de groupe qui se tenait dans l’hôtel franchisé Novotel porte d’Asnières à Paris le Jeudi 20 Décembre 2012, le Secrétaire Général FO Accor, Gilles d’Arondel a interpellé une fois de plus le président Denis Hennequin sur l’inquiétude des quelques 20 000 salariés employés en filiales dans les Marques Sofitel, Pullman, Novotel, Suite Novotel, Mercure, Ibis, ibis styles, ibis budget et Hôtels F1 face au futur changement de modèle économique engendrant franchises et cessions d'hôtels.

Le communiqué d’un collectif de cadres dirigeants directeurs d’hôtels ayant souhaité s’exprimer par l’intermédiaire de notre organisation syndicale a pu être lu en séance, en voici la teneur :

 

Message des Cadres Dirigeants, Directeurs d’hôtel Accor Filiales

Pour des raisons stratégiques, ACCOR a choisi, de faire évoluer son modèle économique pour devenir à terme un franchiseur de référence. Cette évolution du groupe va entraîner de profonds bouleversements, notamment au niveau de l’ensemble des collaborateurs, des sièges comme des Hôtels, tous statuts confondus et cela sans concertation et dans une certaine forme d’indifférence .

A ce titre, nous, Directeurs d’Hôtels, conscients des choix économiques du groupe, nous en mesurons complètement les enjeux et aussi les risques qui pèsent sur notre avenir professionnel :

- Une fonction de Directeur qui, dans le cas du passage en franchise, devient la fonction la plus en danger

- Des opportunités dans le groupe qui vont diminuer fortement

- Des conditions salariales et des avantages revus à terme à la baisse

- Une garantie de maintien dans l’emploi réduite au minimum

- Une absence de prise en compte des parcours individuels dans le Groupe

Est-ce que la motivation et les qualités professionnelles d’un Directeur suffiront, quelques soient l’âge, le parcours, le niveau de salaire, voire la nouvelle enseigne déployée, à lui assurer son avenir, quelque soit la qualité du franchisé et cela au-delà des 18 mois garantis ?

Aujourd’hui, ces mêmes Directeurs d’Hôtels considèrent qu’ils valent plus, qu’une « garantie de maintien dans l’emploi de 18 mois » ou qu’une simple indemnité légale de rupture conventionnelle.

Beaucoup de Directeurs sont aujourd’hui de jeunes « Seniors » de + 45ans, qui ont contribué, par leur engagement quotidien sur le terrain, au développement et au succès du Groupe ACCOR. Leur tranche d’âge ne leur permet plus de « rebondir » professionnellement, en cas de rupture de contrat.

Le groupe Accor doit assumer son modèle économique et construire une vraie politique d’accompagnement, de reconnaissance et de prise en compte de notre parcours ; sans discrimination de fonction Hôtels/Sièges et en garantissant de façon équitable les mêmes conditions avantageuses appliquées dans un passé récent : préretraite à la carte / plans sociaux siège / départs volontaires négociés.

Légitimement, nous, Directeurs d’Hôtels pensons à notre avenir et attendons du Groupe une prise de conscience de notre situation devenue précaire et un geste fort, des garanties rassurantes et pérennes. Fort de notre attachement à Accor, nous attendons des signes forts et rapides de la part du Groupe.

Le collectif des Cadres Dirigeants

Directeurs Filiales Hôtels ACCOR

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost0

commentaires

Présentation

  • : Syndicat FO Accor
  • : le blog du syndicat FO au sein du Groupe Accor et ses franchisés
  • Contact

IN MEMORIAM

             

Cécilio Garcia

Fondateur du Syndicat FO Accor 

1947-2018

 

 

Recherche

Découvrez le nouveau site FGTA FO

PiedMail_FGTA-FO4
           
cliquez sur le lien ci-dessus

ADHESION

FOAccor

  Si vous souhaitez adhérer à notre Syndicat,
contactez nous à
  l'adresse ci dessous 

  fleche 058-copie-5Syndicat FO ACCOR
253, Bis rue de Vaugirard
75015 Paris
06 08 16 67 58
bateau 015

VISITEURS


compteur visiteurs

Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.