Partager l'article ! Accor, "le groupe hôtelier le plus mal valorisé du marché", selon Eurazeo: (AFP) - La société d'investissement Eurazeo a reg ...
(AFP) - La société d'investissement Eurazeo a regretté
mercredi qu'Accor, dont elle est l'actionnaire de référence de concert
avec le fonds Colony Capital, soit "sans doute la société la plus mal
valorisée du secteur hôtelier", le marché tenant peu compte de son immobilier. Officiellement, Eurazeo ne s'est officiellement prononcé ni pour, ni contre l'idée de transférer à une société
foncière séparée la totalité des murs des hôtels toujours détenus par Accor, comme l'a suggéré son partenaire Colony Capital lors d'un conseil d'administration en décembre.
Interrogé dans le Club Business Challenges/SFR, le président d'Eurazeo, Patrick Sayer, a cependant estimé "qu'Accor est sans doute la société la plus mal valorisée du
secteur hôtelier", assurant qu'"au sein de la capitalisation boursière d'Accor, il y a 4 milliards (d'euros) de valeur immobilière que le marché compte pour quasiment zéro".
Accor était valorisé mercredi près de 5,5 milliards d'euros.
Patrick Sayer a également souligné que "des sociétés qui ont, elles, fait le pari d'être pure player, c'est-à-dire d'être totalement asset light (sans immobilier, NDLR), sont mieux valorisées".
La patron de Colony Europe Sébastien Bazin a demandé en décembre au Conseil d'administration d'Accor de réfléchir à transférer l'immobilier détenu par le groupe hôtelier dans une société foncière séparée et cotée à part, afin qu'il y soit mieux valorisé.
La direction du groupe hôtelier a déjà répondu que "la question d'une scission juridique (ou capitalistique) de Accor entre son activité de management hôtelier et son activité immobilière n'est pas d'actualité".
"En revanche, parmi les options concernant l'évolution de son reporting, le groupe réfléchit à mieux identifier la partie immobilière de la partie opérationnelle, dans le but unique de gagner en efficacité", avait-on précisé chez Accor.
Pour Patrick Sayer, "il n'y a pas de fatalité à aller dans un modèle ou dans l'autre, mais il faut que le marché prenne la mesure de la richesse d'Accor". "Il faut qu'il (le patron d'Accor Denis Hennequin, NDLR) soit capable de vendre au marché la réalité d'Accor aujourd'hui", a-t-il ajouté.
Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948
1879-1954