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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 00:11

UITA-PARIS.jpgL'Union internationale des travailleurs de l'alimentation et de l'hôtellerie-restauration (UITA) a annoncé jeudi à Paris avoir introduit un recours auprès de l'OCDE contre le groupe Accor pour dénoncer le non respect des droits syndicaux au Canada et au Bénin.

 

Lisa Elbret, coordonnatrice pour l'UITA, qui regroupe 336 syndicats, a affirmé qu'au Canada et au Bénin, "Accor ne respecte pas les engagements pris dans un accord de 1995 qui affirme le droit des salariés à se syndiquer et à se défendre collectivement".

"Les manoeuvres antisyndicales violent aussi les principes de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) auprès de laquelle nous avons donc déposé plainte", a ajouté la responsable de l'UITA, au cours d'une conférence de presse organisée avec la CFDT, FO et la CGT, ainsi que deux représentants canadiens du syndicat Unite Here.

"Nous appelons Accor à être à la hauteur de ses engagements", a poursuivi Lisa Elbret.

La direction d'Accor a indiqué jeudi que "des discussions se poursuivaient localement" dans les établissements pointés par l'UITA. "On essaie de comprendre ce qui se passe et de trouver des solutions", a-t-on ajouté de même source, en soulignant que le groupe Accor avait 4.200 hôtels dans 90 pays.

Selon Daniel Bastien, membre de Unite Here et salarié d'un hôtel Novotel à North Folk dans la province de l'Ontario, "lorsque nous avons voulu créer un syndicat dans mon établissement, s'est déclenchée une violente campagne antisyndicale avec des interrogatoires de salariés, des mises à pied, des réductions de volume horaire".

De ce fait, "sur les quatre hôtels Novotel de l'Ontario, il y a un syndicat dans un seul, et les conditions de travail y sont meilleures", a ajouté M. Bastien.

Au Bénin, à l'hôtel Novotel de Cotonou, le conflit porte sur la signature d'un accord collectif sur les conditions de travail et la rémunération, une demande syndicale qui remonte à 2000 et qui n'a jamais abouti.

Raphael Nedzynski, secrétaire général de la Fédération FO de l'alimentaire a déclaré que les syndicats français étaient "choqués par le comportement du groupe dans ces deux pays".

La procédure de l'OCDE peut déboucher sur la nomination d'un médiateur ou, à l'issue d'une instruction, sur des préconisations enjoignant l'employeur de prendre certaines mesures.

Accor, qui se présente comme le premier opérateur hôtelier mondial avec près de 500.000 chambres, possède les enseignes Sofitel, Pullman, MGallery, Novotel, Mercure, Adagio, Ibis, All Seasons, Etap Hotel, Formule 1.

 

Source AFP


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Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.