Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 22:20

CalculateurAccor a annoncé mercredi qu'il suspendait son projet d'introduction en Bourse de Lucien Barrière, faute d'intérêt des investisseurs pour le groupe d'hôtels et de casinos.

Lors d'une conférence téléphonique, Gilles Pélisson, le PDG d'Accor, a redit que la participation de 49% que détient son groupe dans Lucien Barrière n'était pas stratégique et indiqué que toutes les options étaient encore ouvertes quant à la cession de ces parts.

"Aujourd'hui, on se laisse toutes les options ouvertes", a répondu le PDG d'Accor à propos de l'avenir des 49% dans le groupe d'hôtels et de casinos.

"Cette participation n'a pas d'intérêt stratégique sur le long terme", a-t-il ajouté. "Ce n'est pas notre métier central, le métier des casinos".

Cette tentative d'introduction en Bourse, très surveillée après le semi-échec essuyé en février par les maisons de retraite Medica, intervenait dans un climat marqué par la prudence des investisseurs vis-à-vis des actifs risqués en général et des actions en particulier.

"Dans le cadre de l'introduction en Bourse de Groupe Lucien Barrière, la fourchette de prix envisagée (de 16,10 euros à 19,60 euros), valorisant Groupe Lucien Barrière entre 575 millions et 700 millions d'euros, n'a pas reçu l'intérêt escompté de la part des investisseurs", a expliqué Accor dans un communiqué.

"Dans ces conditions de marché, Accor retire l'offre de vente de sa participation de 49%, estimant qu'il n'est pas dans l'intérêt des actionnaires d'Accor de céder ses titres", ajoute-t-il.

"PAS UN EURO DE MOINS"

"Notre conseil d'administration avait fixé clairement la barre à 575 millions d'euros et pas un euro de moins", a insisté Gilles Pélisson.

Selon des intervenants, outre la forte aversion au risque sur les marchés, Lucien Barrière manquait d'attrait tant du point de vue des plus-values à dégager de son patrimoine immobilier que des perspectives de croissance de ses activités de casinos.

Des sources bancaires avaient d'ailleurs indiqué à Reuters mardi que les investisseurs valorisaient Lucien Barrière dans le bas de la fourchette de valorisation, à 16,10 euros par action.

Accor a aussi dit que l'abandon du projet de cotation de Lucien Barrière ne remettait pas en cause son programme de réduction de sa dette.

Gilles Pélisson a au contraire indiqué que son groupe était en avance de 150 à 200 millions d'euros sur son objectif de réduction de sa dette de 450 millions d'euros pour 2010 grâce aux cessions d'actifs.

Dans un communiqué séparé, Lucien Barrière, qui possède notamment le célèbre restaurant Fouquet's à Paris, a réaffirmé ses objectifs de développement.

"Nous restons concentrés sur nos objectifs de création de valeur comme en témoignent l'ouverture récente de BarrièrePoker.fr et dès demain l'ouverture de l'Hôtel Casino Barrière de Lille", souligne Dominique Desseigne, le PDG de Lucien Barrière.

Le titre Accor a clôturé mercredi en hausse de 0,89% à 26,565 euros.

 

Jean-Michel Bélot et Matthieu Protard, avec Dominique Vidalon, édité par Marc Angrand.

PARIS (Reuters) -

Partager cet article

Repost 0
Published by FO ACCOR
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Syndicat FO Accor
  • Syndicat FO Accor
  • : le blog du syndicat FO au sein du Groupe Accor
  • Contact

NOUS SOMMES TOUS CHARLIE

je-suis-c.png             


Recherche

Découvrez le nouveau site FGTA FO

PiedMail_FGTA-FO4
           
cliquez sur le lien ci-dessus

FORMULAIRE ADHESION

FOAccor

  Si vous souhaitez adhérer à notre Syndicat,
    renvoyez votre formulaire d'adhésion à
  l'adresse ci dessous avec votre réglement à
 l'ordre du

  fleche 058-copie-5Syndicat FO ACCOR
253, Bis rue de Vaugirard
75015 Paris

bateau 015

VISITEURS


compteur visiteurs

Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.