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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 03:25

accor-377482Dans la perspective de la scission du groupe en deux grands pôles, Accor reçoit les investisseurs à Paris pour leur présenter les atouts de l'opération. L'assemblée des actionnaires d'Accor devant entériner la scission des deux métiers du groupe, l'hôtellerie et les services prépayés, en deux sociétés distinctes, aura lieu le 29 juin. En prévision de cette date, Accor réunit pendant deux jours des analystes financiers pour mettre en avant les atouts de chacune des futures entités. L'objectif de cette scission est d'obtenir une meilleure valorisation. Une partie du challenge a été atteinte puisque l'action a gagné un peu plus de 15 % depuis l'annonce du projet de scission, fin août 2009. Mais avec un cours proche de 40 euros, l'action reste très en deçà des 75 euros connus il y a trois ans, avant la crise économique et financière. Un cours convoité par Eurazeo et Colony, qui détiennent ensemble 30 % du capital d'Accor. La première journée, ce mardi, sera intégralement consacrée à sa branche Titres Services (Tickets Restaurant, cartes cadeaux prépayées, etc.) dirigée par Jacques Stern, actuel numéro deux d'Accor. Cette branche ne manque pas d'atouts pour intéresser la communauté financière. D'abord, sa rentabilité est forte. Pour la première fois en 2009, ses profits ont dépassé ceux générés par les activités hôtelières d'Accor. Ensuite, son modèle économique nécessite peu de capitaux et son potentiel de croissance est considérable. Selon Accor, les services prépayés devraient atteindre 200 milliards d'euros dans le monde en 2012, contre seulement une quarantaine de milliards en 2008. Se désendetter d'ici à 2011 Mercredi, ce sera au tour de Gilles Pélisson, PDG d'Accor et futur président de l'entité hôtelière, de défendre les couleurs de l'autre division. La tâche sera plus ardue. Sous sa houlette, le groupe a engagé un changement de modèle financier moins gourmand en capitaux grâce à la vente des actifs immobiliers. La mutation n'est pas achevée et son succès dépendra des prochaines cessions d'actifs (1,6 milliard d'euros d'actifs d'ici à 2013). Elles doivent permettre au cinquième groupe mondial d'hôtellerie de totalement se désendetter d'ici à 2011. Mais, au jour de la scission, cette branche supportera 1,2 milliard de dettes, sur un total de 1,6 milliard affiché aujourd'hui par Accor dans son périmètre actuel.

 

Héléna Dupuy

La Tribune

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Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.