Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 17:46

DENIS RAGUETLa 2éme loi de Finances rectificative vient de paraître au journal Officiel. Elle abroge la loi «TEPA» qui accordait jusqu’alors des avantages fiscaux et sociaux sur les heures supplémentaires et complémentaires. A la suppression de l’article L 241-17du code de la Sécurité sociale à partir du 1er septembre s’ajoute celle de l’exonération d’impôt sur le revenu des rémunérations liées aux heures supplémentaires et complémentaires effectuées depuis le 1er août 2012. Dans une branche professionnelle où le temps de travail conventionnel est de 39 heures par semaine, quatre heures par semaine sont automatiquement comptabilisées comme des heures supplémentaires. Le manque à gagner sera au minimum de 40 euros par mois pour un salarié touchant le SMIC. A cette perte significative du pouvoir d’achat s’ajoute la fin d’exonération d’impôts sur le revenu. Un salarié gagnant le SMIC aura 2150 euros à déclarer en plus par an.D’autre part, le taux de TVA réduit de 7% dont bénéficie la branche des HCR est de nouveau menacé, le gouvernement  étudiant à l’heure actuelle l’opportunité de l’augmenter. Or, la prime TVA qui accorde jusqu’à 500 euros par an à tous les salariés, saisonniers compris, est conditionnée à ce taux réduit. Si celui-ci est remis en cause, la prime TVA disparaîtra.La semaine prochaine, FO rencontre le député PS Thomas Thevenoud chargé d’auditionner les organisations syndicales sur les effets du contrat d’avenir. A cette occasion, FO fera valoir ses arguments en faveur de la défense du pouvoir d’achat de tous les salariés. Dans une branche où les métiers exercés sont peu attractifs (horaires contraignants, bas salaires), les abrogations effectuées ou pouvant l’être risquent de porter un coup intolérable au pouvoir d’achat des 800 000 salariés des HCR (l’équivalent d’un mois de salaire en moins pour un salarié touchant le SMIC). FO entend donc défendre leurs intérêts et demande à ce que le gouvernement reconnaisse le caractère particulier des HCR en accordant à la branche une dérogation aux nouvelles mesures tout en préservant le taux de TVA réduit.

 

Cliquez ici pour lire le communiqué de presse

  

Denis Raguet

secrétaire fédéral en charge des HCR

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by FO ACCOR
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Syndicat FO Accor
  • Syndicat FO Accor
  • : le blog du syndicat FO au sein du Groupe Accor
  • Contact

NOUS SOMMES TOUS CHARLIE

je-suis-c.png             


Recherche

Découvrez le nouveau site FGTA FO

PiedMail_FGTA-FO4
           
cliquez sur le lien ci-dessus

FORMULAIRE ADHESION

FOAccor

  Si vous souhaitez adhérer à notre Syndicat,
    renvoyez votre formulaire d'adhésion à
  l'adresse ci dessous avec votre réglement à
 l'ordre du

  fleche 058-copie-5Syndicat FO ACCOR
253, Bis rue de Vaugirard
75015 Paris

bateau 015

VISITEURS


compteur visiteurs

Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.