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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 23:13

logo FO 01COMMUNIQUÉ DATÉ DU MERCREDI 13 AVRIL 2011

Salaires

  Le gouvernement annonce son intention de mettre en place un dispositif associant la distribution des dividendes et la politique de rémunération des entreprises.
Ce dispositif pourrait prendre la forme d’une prime exceptionnelle pour les salariés, dont le montant reste à préciser (au moins 1000 euros).
Pour FORCE OUVRIERE, ce n’est certainement pas une nouvelle prime exceptionnelle qui va régler le problème de fond du pouvoir d’achat des salariés. Encore moins une prime ne concernant pas tous les salariés, pas tous les employeurs et d’un montant aléatoire.
Un tel dispositif, s’il était réalisable, ce qui est loin d’être démontré, aboutirait de plus à creuser les inégalités entre les salariés en matière de rémunération. Au nom de quoi les salariés travaillant dans des entreprises sans actionnaires se verraient-il privés d’un supplément de rémunération ? Au nom de quoi les 23% de salariés du secteur public auxquels le gouvernement gèle déjà les rémunérations en seraient-ils exclus également ?
Le gouvernement prétend ainsi favoriser le pouvoir d’achat des salariés, tout en ayant refusé un coup de pouce au SMIC dans ce contexte de crise, ce qui n’est pas acceptable.
De plus, ce dispositif viendrait légitimer l’augmentation des dividendes et du capital : pour escompter recevoir quelques miettes salariales, de façon inégalitairement réparties, les rares salariés bénéficiaires devraient attendre que les dividendes augmentent ! Pour FORCE OUVRIERE, les dividendes doivent être plafonnés, les richesses mieux réparties et l’augmentation du capital au détriment des salaires doit être stoppée et inversée.
Il ne faut pas que l’effet d’annonce prenne le pas sur la réalité salariale.
FO dénonce par ailleurs le risque d’effet d’aubaine lié à cette prime : en effet les employeurs se saisiront de cette opportunité pour la substituer à d’éventuelles augmentations de salaires.
Pour FORCE OUVRIERE, à la veille du 1er mai 2011, l’urgence, c’est l’augmentation générale des salaires et l’instauration d’une prime transport pour tous les salariés.

 



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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.