Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 19:26
AFP
09/03/2010 | Mise à jour : 16:43
Réagir

La Compagnie des wagons lits, poursuivie en France par un salarié d'origine togolaise pour discrimination raciale, a été condamnée mardi à lui verser 50.000 euros de rattrapage de salaire et 6.000 euros de dommages et intérêts. Cette décision a été rendue par le Conseil de Prud'hommes de Lyon (centre-est), une instance d'arbitrage statuant dans les litiges entre salariés et employeurs.

Lors d'une première audience en octobre 2008, le salarié, qui a obtenu cinq diplômes universitaires de comptabilité et finances depuis son embauche comme manutentionnaire en 1990, avait réclamé l'alignement de son salaire sur celui d'un collègue embauché plusieurs années après lui et promu cadre, bien que non diplômé.

Ce Français d'origine togolaise avait demandé 155.000 euros de dommages et intérêt, correspondant selon lui au rattrapage sur huit ans des 1.500 euros de différence entre leurs salaires mensuels. "L'enquête a mis en évidence une discrimination flagrante au sein de l'établissement de Lyon", a indiqué Loïc Rigaud, responsable du pôle discrimination de l'association SOS Racisme, qui a soutenu le salarié.

"80% des manutentionnaires sont d'origine étrangère alors que seulement 11% des vendeurs le sont", à qualification égale, déplore-t-il, critiquant le fait que les manutentionnaires d'origine étrangère aient des chances quasi nulles de devenir cadre.  SOS Racisme, partie civile, a obtenu 1.000 euros de dommages et intérêts.
Une partie des salariés de la Compagnie des wagons-lits, filiale du groupe Accor spécialisée dans la restauration à bord des trains, dont ceux de Lyon, sont passés sous la coupe du groupe italien Crémonini en 2009.
cnp/lpt/helAgence AFP

Partager cet article

Repost0

commentaires

Présentation

  • : Syndicat FO Accor
  • : le blog du syndicat FO au sein du Groupe Accor et ses franchisés
  • Contact

IN MEMORIAM

             

Cécilio Garcia

Fondateur du Syndicat FO Accor 

1947-2018

 

 

Recherche

Découvrez le nouveau site FGTA FO

PiedMail_FGTA-FO4
           
cliquez sur le lien ci-dessus

ADHESION

FOAccor

  Si vous souhaitez adhérer à notre Syndicat,
contactez nous à
  l'adresse ci dessous 

  fleche 058-copie-5Syndicat FO ACCOR
253, Bis rue de Vaugirard
75015 Paris
06 08 16 67 58
bateau 015

VISITEURS


compteur visiteurs

Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.