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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 00:37

mailly fadelLe tour de vis imposé par le gouvernement vise à diminuer de manière drastique et aveugle (donc sans tenir compte des conséquences) les dépenses publiques et sociales.

Pour les dépenses publiques c’est non seulement la poursuite de la révision générale des politiques publiques, ce sont aussi les diminutions des dépenses d’intervention allant jusqu’à remettre en cause certaines aides sociales.

Dans le même temps, alors que la formation professionnelle est prétendument une priorité gouvernementale, le gouvernement réduit ses crédits et veut en «piquer» au fonds de sécurisation des parcours professionnels mis en place par les interlocuteurs sociaux, ce qui s’appelle un hold-up.

Dans le domaine des dépenses sociales, c’est bien entendu le projet de contre-réforme des retraites, c’est aussi la contrainte d’un objectif plus serré en matière de dépenses d’assurance maladie, d’où la recherche d’économies pénalisant notamment les personnels et les assurés sociaux.

Une telle politique économique pénalisera inévitablement la croissance économique et l’emploi, elle ralentira l’activité au risque d’aller vers la récession.

Ces économies en cascade touchent également les collectivités territoriales dont, par exemple, les dépenses sociales tendent à augmenter du fait de la crise, sans compensation de l’État.

Finalité de tout cela: répondre aux critères définis au plan européen en matière de déficit budgétaire et de dépenses publiques. Ce qu’a d’ailleurs confirmé le Président de la République dans son intervention télévisée. Nous ne dirons jamais assez que les dettes publiques ont augmenté pour aider ceux qui sont à l’origine de la crise et que maintenant ce sont les travailleurs qui doivent rembourser.

Ce n’est d’ailleurs pas anodin – loin s’en faut – que la commission européenne se soit prononcée la semaine dernière pour un recul de l’âge du droit à la retraite.

Pendant tout l’été Force Ouvrière fera connaître largement ses positions sur le dossier retraites dans la perspective du 7 septembre, journée de mobilisation qu’il faut amplement réussir.

Le président de la République a bien compris que le rapport de forces se situe sur le retrait ou non du texte gouvernemental.

Nous aussi, car avoir une vraie réforme pour les retraites suppose qu’on puisse se débarrasser de ce projet de loi injuste et inacceptable.

D’ici là, pour toutes celles et ceux qui prendront des congés, sachons allier le repos et la défense de nos positions, en expliquant et en convaincant. Rester nous-mêmes, à savoir libres, indépendants et déterminés, être dans l’action commune ou convergente quand c’est nécessaire, comme le 7 septembre pour un rapport de forces plus important: tel est le rôle d’un syndicat comme Force Ouvrière.

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Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.