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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 13:07

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Préciser le calcul de la représentativité dans les TPE qui n’ont pas d’institutions représentatives du personnel. Ainsi, en décembre 2012, une élection nationale interprofessionnelle de représentativité sera organisée pour toutes les entreprises de moins de 11 salariés, dites TPE. L’enjeu de cette élection est d’importance puisqu’elle déterminera la représentativité de la FGTA-FO dans les branches où les TPE sont prépondérantes. Au-delà de la Fédération, c’est également la représentativité de la Confédération FO dans son ensemble qui est en jeu.

 

Modalités de vote

Sont concernés par cette élection les salariés (y compris ceux du particulier employeur) qui sont, au 31 décembre 2011, titulaires d’un contrat de travail dans une entreprise qui emploie moins de 11 salariés. Le vote se fera tous les 4 ans, par correspondance ou par voie électronique, au niveau régional. Ce sera une élection

sur sigle, ce qui signifie qu’il faudra voter pour un syndicat et non pas pour une liste de candidats. Les résultats des élections TPE seront additionnés aux résultats

des élections professionnelles et détermineront ainsi la représentativité des syndicats dans les branches et au niveau national interprofessionnel.

 

Continuer à exister et à défendre les salariés

C’est bien de l’existence de FO dont il est question. Si FO n’obtient pas de bons résultats lors de ces élections, ses délégués ne pourront plus siéger au sein d’instances paritaires ni négocier. Dès lors, comment garantir aux salariés qu’ils pourront être défendus ? Plus que jamais, il faut faire connaître FO, faire adhérer afin que la voix des salariés puisse être entendue lors des négociations. « L’enjeu est énorme, souligne Dejan Terglav, en charge de la Commission TPE à la FGTA-F0. L’élection peut paraître lointaine mais un an ne sera pas de trop pour que les salariés, les élus FO mais aussi nos adhérents réalisent pleinement que c’est l’existence même de notre syndicat qui serait remise en cause en cas d’échec ».

Les salariés des TPE sont partout. Le travail des élus FO au cours des prochains mois sera de les toucher : relations personnelles, contacts avec les employés des magasins de centres commerciaux, qui, comme les gares et les places des grandes villes seront des lieux privilégiés pour diffuser l’information. L’implication de chacun est indispensable.

 

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Interview de Dejan Terglav,

secrétaire fédéral FGTA-FO

et en charge de la Commission TPE à la FGTA-FO.

 

FGTA-FO Magazine : Les élections TPE auront lieu dans un an. Quand commence la campagne de la FGTA-FO ?

Dejan Terglav : Elle est déjà commencée ! Nous avons un gros travail de sensibilisation à fournir. Cette élection est une première : les salariés doivent comprendre l’importance de leur vote. Nos délégués doivent également réaliser que c’est leur voix au sein de leurs entreprises respectives qui est en jeu. Nous ne pourrons pas mener cette campagne depuis Paris : la Confédération FO la centralisera mais ce sont lesUSTA et les délégués en région qui seront son « bras armé » :

ce sont eux les plus proches du terrain, les plus à même de toucher les salariés.

FGTA-FO Magazine : Quelles actions concrètes seront mises

en oeuvre au cours de cette campagne de sensibilisation ?

Dejan Terglav : A ce jour, nous avons travaillé sur un logo « Votez et faites voter FO» que nous apposerons sur toutes nos publications, qui sera décliné en affiches distribuées le plus largement possible dès 2012. C’est l’opération immédiate : informer. Rafaël Nedzynski, secrétaire général de la FGTA-FO et moi-même entamerons en janvier 2012 un « tour de France des UD » afin d’expliquer les enjeux à nos syndicats. Nous avons pour objectif d’organiser des conférences de presse en

invitant les salariés des TPE, ce qui nous permettra de sensibiliser la presse locale qui est souvent un très bon relais. Enfin, à partir de septembre 2012, nous diffuserons un livret de professions de foi, réalisé conjointement avec la Confédération, décliné métier par métier afin qu’à trois mois du vote, les salariés aient en main tous les éléments pour s’approprier l’élection.

 

Virginie Garroux FGTA FO

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.