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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 18:23

SARKOZY.jpgSarkozy veut lier les salaires et les dividendes

Le président français a confirmé que le gouvernement prépare un dispositif contraignant les entreprises à augmenter les salaires lorsqu'elles décident d'accroître les dividendes versés aux actionnaires.

 

Nicolas Sarkozy a confirmé jeudi que le gouvernement prépare un dispositif contraignant les entreprises à augmenter les salaires lorsqu'elles décident d'accroître les dividendes qu'elles versent à leurs actionnaires.

«Je voudrais qu'on imagine un système qui fait qu'au moment où on augmente ce qu'on donne aux actionnaires (...) les salariés en aient une partie aussi», a déclaré Nicolas Sarkozy lors d'une table ronde dans une usine du fabricant de pièces en aluminium Alcan EP à Issoire à l'occasion de la Semaine de l'industrie.

«Je voudrais que ce ne soit pas dans le cadre de la participation», a-t-il ajouté, expliquant que les primes versées dans le cadre de ce type de dispositif n'étaient pas assez bien comprises par les salariés. «S'il y a une prime pour les actionnaires, il faut avoir une prime pour les salariés. On travaille en ce moment là-dessus», a insisté le chef de l'État.

«Que des actionnaires gagnent de l'argent, tant mieux! Que des entreprises gagnent de l'argent, tant mieux! Mais je ne peux pas accepter que pour les entreprises du CAC 40 on ait pu distribuer plus de 80 milliards d'euros de dividendes pour les actionnaires et que, en même temps, on explique qu'il n'y a pas d'argent pour les salaires», a-t-il poursuivi.

«La valeur d'une entreprise, c'est (...) son tour de main, c'est la qualité des salariés, des ouvriers des cadres (...) s'ils sont heureux, s'ils sont considérés, respectés, s'ils sentent que quand ça va mieux, eux aussi en profitent, c'est tout bénéfice», a également estimé Nicolas Sarkozy.

«S'ils ont le sentiment que (...) tout va à l'actionnaire et rien au salarié, alors là, on fissure la communauté entrepreneuriale», a-t-il conclu.

Régulièrement critiqué pour n'avoir pas respecté sa promesse électorale d'être le «président du pouvoir d'achat», le chef de l'État s'est inquiété début mars de la faible évolution des salaires, comparée aux montants importants des dividendes, versés par les entreprises à leurs actionnaires en estimant que ce n'était «plus supportable».

Il avait alors souhaité une relance de la participation des salariés et demandé aux ministres de l'Economie Christine Lagarde et du Travail Xavier Bertrand de préparer des mesures.

 

Source: Le figaro

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.