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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 17:24

En visite sur le chantier du parc aquatique d'Adge (Hérault), le président Nicolas Sarkozy a vanté le secteur du tourisme français et s'est engagé à ne pas revenir sur la TVA à 5,5 % dans la restauration.

 

En visite sur le chantier du parc aquatique d'Adge (Hérault), le président Nicolas Sarkozy a vanté le secteur du tourisme français et s'est engagé à ne pas revenir sur la TVA à 5,5 % dans la restauration.  AFP/ PASCAL PARROT

 

«Il n'est pas question de revenir» sur la TVA à 5,5% dans la restauration, a affirmé le président de la République, , devant des professionnels du tourisme réunis à Adge ( Hérault), deux ans après l'entrée en vigueur de la baisse. On ne reviendra pas sur une «mesure économique qui a produit des effets.
C'est un engagement que je prends», a promis le chef de l'Etat à ses interlocuteurs lors d'une table ronde.

Et d'insister : les professionnels ont «tenu leurs engagements», «les rapports le montrent». A la fin mars, le secteur des hôtels et restaurants comptait 44 600 salariés de plus qu'au 30 juin 2009, veille de l'entrée en vigueur de la TVA à taux réduit, à 5,5% au lieu de 19,6%  - sauf pour les alcools. Le coût pour les finances publiques est lui estimé à 2,4 milliards d'euros par an.

La TVA à 5,5% «n'est pas à l'origine de la totalité des recrutements nets constatés dans la période», tempérait début juillet «HR Infos», site internet spécialisé qui rappelle qu'aucune étude n'a mesuré les effets respectifs de la croissance et de la baisse de la TVA sur l'activité des cafés, hôtels et restaurants. «Impossible de faire le distingo», estimait également Stéphane Fustec, secrétaire de la fédération CGT Commerce qui dresse cependant un «bilan satisfaisant du volet social» : hausses de salaires (+3,05% de salaire moyen par tête),  prime TVA (jusqu'à 500 euros par an), les congés supplémentaires (2 jours), ainsi que la mutuelle obligatoire.

Quant aux baisses de prix, si dans les premiers mois les consommateurs ont pu voir des produits affichés à la baisse, les changement de carte et l'inflation ont rendu bien difficiles la mesures d'efforts réels des professionnels.

«Le tourisme est un secteur d'avenir»

Pour son premier déplacement dans l'Hérault depuis 2007, M. Sarkozy, accompagné de François Baroin (Economie) et (Tourisme), avait choisi la station balnéaire d'Adge qui «illustre ce que la volonté politique peut faire de mieux», a-t-il jugé. Il a visité le chantier du futur parc aquatique qui doit ouvrir ses portes en septembre. Visant 200 000 entrées la première année; la structure doit «permettre d'allonger la saison» touristique.

«Il ne faut pas qu'on continue à vivre sur un mois et demi. (...) Si on veut continuer à accueillir de plus en plus de touristes, il faut qu'on se bouge un peu, qu'on investisse. Les touristes, et c'est normal, sont de plus en plus exigeants», a ainsi estimé le chef de l'Etat. «Pas assez» considéré, selon lui, «le tourisme est un secteur d'avenir et un secteur majeur pour l'économie française», a-t-il affirmé, soulignant que «les dépenses touristiques, c'est 6% de notre PIB».

Alors que la France, avec 76,8 millions de visiteurs étrangers en 2010, reste la première destination touristique au monde en fréquentation, le président a exhorté le secteur à se tourner vers de nouveaux marchés. «Il faut qu'on comprenne que nous avons de nouveaux concurrents mais que, vous les professionnels du tourisme, vous avez de nouveaux clients potentiels», a-t-il dit, citant les «touristes chinois».

«a raison»

Au détour d'une question sur la main d'oeuvre saisonnière, le président a par ailleurs pris la défense du ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, concernant la volonté affichée par ce dernier de réduire l'immigration de travail. «Notre pays voit sa population active augmenter de 100 000 par an», et «quand le ministre de l'Intérieur dit "nous avons besoin d'une main d'oeuvre étrangère, mais compte tenu de notre population active, je veux réduire la part de la population étrangère venant travailler", il a raison», a-t-il déclaré. Ce n'est pas, pour lui, un «choix idéologique, c'est un choix pragmatique». Le gouvernement s'apprête à réduire de moitié le nombre de métiers «en tension» ouverts à l'immigration.

Source : Le Parisien

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.