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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 23:08

Mcdo-Baguette2-500x225.jpgC'est à se demander si McDonald's vit dans le même monde que ses concurrents. Pendant que le Synhorcat, l’une des organisations patronales du secteur, lançait, mardi 13 décembre, dans un communiqué , un nouvel avertissement aux pouvoirs publics sur les risques que fait peser la hausse de la TVA sur l’emploi, le numéro un mondial du fast-food annonçait la création de 9 000 emplois en France sur les trois prochaines années.

Le contraste est saisissant entre d’un côté la restauration traditionnelle, qui discute fiscalité, et de l’autre McDo, qui ne cesse de se réinventer pour gagner des parts de marché. La crise semble glisser sur le groupe américain comme l’eau sur les plumes d’un canard : Jean-Pierre Petit, le PDG de McDo France prévoit une croissance de 8 à 10 % par an, grâce notamment à l’ouverture de 40 restaurants par an. D’où une augmentation de ses effectifs de près de 15 %. Le passage de la TVA de 5,5 % à 7 % au 1er janvier ? Même pas mal. 

Il y a deux façons de regarder le problème. Se contenter d’une vision étriquée, franchouillarde, repliée sur ses bases, qui estime qu’il s’agit là d’une nouvelle victoire de la malbouffe, d’une nouvelle défaite pour les altermondialistes à moustache, et que, décidément, tout fiche le camp. On peut aussi s’interroger sur le succès de McDo en France, s’inspirer de ses recettes (marketing, pas forcément culinaires) pour les adapter à notre culture gastronomique.

En tout cas, le géant américain, lui, a très bien su faire le chemin inverse. Peu à peu, la «junk food» a su se faire oublier pour laisser place à des produits plus en rapport avec nos habitudes alimentaires. Salades, yaourts et fruits ont été introduits dans les menus, même si ceux-ci restent dominés par le burger-frites. En 2012, McDo franchit une étape supplémentaire en généralisant le service à table et lançant le sandwich baguette, le tout dans des restaurants de plus en plus conviviaux, qui n’ont plus rien à voir avec les halls de gare qu’étaient les fast-foods au début des années 1980. C’est Denis Hennequin, ex-patron de McDo France, aujourd’hui à la tête d’Accor, qui avait initié un mouvement, qui aujourd’hui porte pleinement ses fruits. Le groupe américain attire une clientèle de plus en plus de nombreuse, de plus en plus diversifiée, de l’adolescent boutonneux au cadre pressé.

On peut toujours se désoler que les consommateurs se détournent de la restauration traditionnelle au bénéfice du fast-food, mais avec la crise ces habitudes risquent d’être durables. Certains, comme le groupe Flo  (Hippopotamus, Tablapizza, Maitre Kanter) savent s’adapter à cette nouvelle donne de la restauration. De son côté, Pomme de pain  a annoncé mardi ses premiers pas à l’international. Mais on attend toujours un McDo à la française. Notre restauration est l’une des plus fameuses du monde, notre pain est tendance de Tokyo à New York en passant par Seoul. Ne manque qu’un ingrédient: l’esprit d’entreprise.

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Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.