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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 20:44
Un soldat surveille la résidence de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo.
Un soldat surveille la résidence de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo. Crédits photo : ISSOUF SANOGO/AFP

INTERVIEW - Stéphane Frantz di Rippel est introuvable. Une plainte a été déposée à Paris par Accor pour enlèvement et séquestration. Yann Caillère, qui gère l'établissement concerné, répond aux questions du Figaro.

 
Depuis trois semaines, les autorités tentent d'identifier les ravisseurs du directeur du Novotel d'Abidjan, Stéphane Frantz di Rippel, 47 ans. Il a été enlevé le 4 avril dans son hôtel, avec trois de ses clients, dont un autre Français, directeur de société, par un commando non identifié, en pleine guerre civile ivoirienne. Par la voix de son directeur des opérations, Yann Caillère, le groupe Accor (qui gère l'établissement concerné) s'explique, pour la première fois, sur cette affaire.

 

LE FIGARO. Quelles nouvelles avez-vous de votre directeur et de ses clients kidnappés ?

Yann CAILLÈRE. À ce stade, malheureusement, aucune. Le président Ouattara a déclaré se mobiliser pour les retrouver. L'ambassadeur de France a lancé, de son côté, un appel à témoins télévisé. Mais je ne vous cache pas notre vive inquiétude.

 

Que s'est-il passé précisément ?

C'était le chaos le plus total à Abidjan. Des coups de feu partaient dans tous les sens. Même les soldats français de l'opération « Licorne » avaient du mal à circuler en ville. Nous avions déjà fait rapatrier les familles de nos collaborateurs. Le directeur du Novotel était resté sur place, protégeant du mieux qu'il pouvait les clients et les équipes de l'établissement. Soudain, le commando a débarqué, composé d'une dizaine d'hommes, dont la moitié en uniforme. Les ravisseurs ont emmené Stéphane et trois clients. Ils semblaient, à l'origine, rechercher des journalistes hébergés dans l'hôtel.

 

Mais est-on sûr qu'il s'agisse de militaires, voire des gardes républicains de l'ancien président Gbagbo ?

Personne ne peut encore l'affirmer. Mais les caméras de l'hôtel ont filmé la scène, car le site était sécurisé. L'un des ravisseurs, notamment, pourrait être identifiable. Les autorités ont récupéré les vidéos et poursuivent leur enquête.

 

Y a-t-il eu demande de rançon ?

Rien ne nous est parvenu.

 

Aviez-vous pris des mesures préventives ?

Notre cellule de crise permanente avait intensifié la veille sur cette zone et rapatrié les expatriés et leurs familles dès décembre. Deux directeurs étaient revenus en janvier. Des vigiles protégeaient aussi nos hôtels à Abidjan, le Novotel et le Pullman. Mais face à des hommes en armes… Imaginez la confusion en ville! Les otages ont été enlevés un lundi. Mais les autorités d'enquête n'ont pu se rendre sur les lieux que le vendredi, quand les tirs ont cessé.

 

Quelles démarches avez-vous entrepris depuis ?

Dès le lendemain des rapts, nous avons lancé des investigations privées. Aujourd'hui, une enquête officielle est en cours à Abidjan. Des membres de l'ambassade de France se sont rendus au Novotel pour collecter des renseignements. Nous avons porté plainte contre X auprès du procureur de la République de Paris pour enlèvement et séquestration. Nous sommes en contact quotidien avec les familles, avec lesquelles nous partageons cette attente angoissante. La mobilisation est totale. Nous voulons rester optimistes, malgré l'inquiétude.

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.