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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 18:34

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Denis Hennequin, PDG du groupe Accor. Crédit Photo : Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

INFOGRAPHIE - Un tandem assure l’intérim, le temps de trouver un successeur à Denis Hennequin à la tête du groupe hôtelier.

Denis Hennequin n’aura pas eu le temps de boucler sa troisième année à la tête d’Accor. À deux jours de l’assemblée générale du groupe, le départ du PDG a été entériné par le conseil d’administration. L’ex-président de McDonald’s Europe est remplacé, à titre intérimaire, par un tandem: le banquier Philippe Citerne, administrateur indépendant, prend la présidence du conseil, tandis que Yann Caillère, le n° 2 du groupe, devient directeur général. Sébastien Bazin, patron Europe du fonds Colony Capital, devient quant à lui vice-président du conseil. Ces nominations doivent laisser le temps de trouver un véritable successeur à Denis Hennequin.

Depuis des mois, les tensions entre actionnaires et direction s’accumulaient. De longue date, les deux premiers actionnaires - le fonds Colony Capital et la société d’investissement Eurazeo qui détiennent ensemble 21,4 % du capital d’Accor - poussent à la mise en œuvre de la stratégie dite «asset light», qui consiste à céder les murs d’hôtels. Aujourd’hui, le n° 4 mondial de l’hôtellerie est encore propriétaire ou locataire de 43 % de ses 3500 hôtels dans le monde, et Denis Hennequin s’était engagé à ramener cette proportion à 20 % d’ici à 2016. Pas assez rapide, semble-t-il. À cela s’ajoutent des reproches sur un plan de départs volontaires jugé trop généreux et des doutes sur la stratégie Internet du groupe et sa capacité à fidéliser ses clients. «Le conseil d’administration considère qu’avant d’accélérer le développement de nouvelles chambres, il faut s’assurer que les clients aillent dans nos hôtels. Pour cela, il faut investir dans les canaux de distribution, sur Internet notamment, et le travail sur la base clients», relève un proche du dossier.

Performances en berne

Une chose est sûre, les performances boursières d’Accor (dont l’action a cédé 2,2 % mardi) laissent à désirer. Le cours de l’hôtelier n’a pas encore retrouvé son cours du début d’année 2010, là où le n° 1 mondial, le britannique IHG qui se développe à 100 % en franchise gagnait 98 %. Des difficultés accentuées par la cession de la branche services du groupe (devenue Edenred) qui générait beaucoup de cash et par la mauvaise conjoncture européenne où le groupe réalise encore plus des deux tiers de son activité. Selon Mark Watkins, dirigeant du cabinet spécialisé Coach Omnium, «la situation chez Accor illustre l’opposition des logiques entrepreneuriales et financières. Même si Eurazeo s’en défend, il y a une logique de court terme qui ne laisse pas le temps d’installer un projet d’entreprise». Cela ne l’empêche pas de porter un regard assez dur sur Accor: «De très bons gestionnaires mais qui ont raté l’essentiel de leurs diversifications et sont toujours en retard sur leurs concurrents, notamment sur Internet.»

«Il y a actuellement une vraie angoisse chez les salariés, explique de son côté Gilles d’Arondel, secrétaire général du syndicat FO d’Accor, le deuxième du groupe. Nous n’étions pas d’accord en totalité avec Denis Hennequin, mais il était dans l’accompagnement, il avait une vision humaine et sociale.» Des inquiétudes qui se traduiront par des manifestations à l’appel de la CFDT et la CGC jeudi lors de l’assemblée générale du groupe.

Source Le Figaro: Par Jean-Bernard Litzler

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.