Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 10:54

img072.jpg

Une nouvelle donne a donc bel et bien été mise en place hier pour Accor. Le conseil d'administration du groupe hôtelier a effectivement entériné dans la matinée la nomination surprise de Sébastien Bazin en tant que PDG (« Les Echos » d'hier), mettant ainsi un terme au processus de remplacement de Denis Hennequin, « remercié » le 23 avril du fait de ses « réserves » sur la stratégie menée.

Dans un communiqué, l'entreprise a par ailleurs confirmé que Sébastien Bazin « a mis fin à tous ses mandats » chez Colony Capital, la société de capital-investissement d'origine américaine dont il dirigeait la branche européenne depuis 1997, afin de prendre en charge ses nouvelles fonctions. Selon nos informations, l'ex-patron Europe de Colony, premier actionnaire d'Accor avec Eurazeo - les deux sociétés d'investissement contrôlaient ensemble 21,42 % du capital et 30,08 % des droits de vote au 31 décembre -, a également transféré ses parts de sa désormais ancienne entreprise.

Avant même son officialisation, sa nomination à la tête d'Accor a été saluée par la communauté financière. Le cours de Bourse de l'opérateur hôtelier a en effet bondi dès l'ouverture de Nyse Euronext Paris, terminant toutefois la séance par une baisse de 1,51 % en clôture, à 28,795 euros, après avoir grimpé jusqu'à 30,35 euros. Le titre Accor n'a pas échappé au repli des marchés boursiers, nerveux du fait d'une éventuelle intervention militaire occidentale en Syrie. La Bourse de Paris a ainsi perdu 2,42 %

Pour autant, la prise des commandes d'Accor par Sébastien Bazin, une hypothèse étudiée à partir de la fin juillet par le conseil, a clairement rassuré nombre d'analystes. Au-delà de la levée des incertitudes quant à sa gouvernance, elle consacre, il est vrai, un fin connaisseur de l'hôtellerie et du groupe dont il est, depuis 2005, membre du conseil de surveillance puis du conseil d'administration. En l'espèce, Sébastien Bazin a été partie prenante, en coulisses, de toutes les grandes ruptures d'Accor depuis huit ans, à savoir, entre autres, ses trois changements de patron, la vente de ses murs d'hôtels, l'amplification de son recours à la franchise, enfin, son recentrage sur l'hôtellerie avec pour point d'orgue la mise en Bourse, en juillet 2010, du très rentable pôle Services devenu la société Edenred.

Pas de changement dans la stratégie

Mais l'arrivée de Sébastien Bazin, qui militait fin 2011-début 2012 pour la création d'une foncière, a sur le coup jeté le trouble en interne, d'autant qu'elle se traduit par le départ du directeur général, Yann Caillère. Nommé le 23 avril dans le cadre de la gouvernance transitoire d'Accor, l'ancien directeur général délégué chargé des opérations et pilier du groupe n'avait pas caché qu'il le quitterait au cas où il ne serait pas confirmé à la direction générale, plaidant pour une dissociation avec la présidence du conseil. « Tout le monde est inquiet », indiquait notamment hier le secrétaire général FO d'Accor, Gilles d'Arondel, et de s'interroger : « Y a-t-il dans la nomination de Sébastien Bazin une volonté de donner un coup de pied dans la fourmilière ? »

Le conseil d'administration, qui avait assuré de l'absence de changement de stratégie au moment des départs de Gilles Pélisson et de Denis Hennequin, tout en saluant leur action, n'a fait aucun commentaire hier sur ce sujet. « Il n'y a pas de changement de stratégie. Il revient à Sébastien Bazin de définir sa mise en oeuvre, son calendrier, son organisation, ses priorités », déclarait hier aux « Echos » Philippe Citerne, à nouveau vice-président du conseil, après avoir assuré sa présidence au titre de la gouvernance transitoire. « Oui, bien entendu, les salariés ont peur mais Sébastien Bazin a un projet pour Accor, qu'il nous annoncera rapidement », indiquait, pour sa part, Iliane Dumas, représentante (CFDT) du personnel au conseil, « assez positive »sur sa nomination.

Sébastien Bazin, qui a fait un choix de vie audacieux et sera jugé sur pièces, va à court terme privilégier l'interne comme pour mieux rassurer alors que d'aucuns s'inquiètent d'un démantèlement d'Accor, voire de sa vente. Il ne s'exprimera donc pas ce matin à l'occasion de la présentation des comptes semestriels du groupe qui, de manière inédite, feront l'objet d'une conférence téléphonique menée par la seule directrice générale finances, Sophie Stabile.

Christophe Palierse

Les chiffres clefs

La présence du groupe Accor sur les cinq continents.Leur nombre total à la fin 2012, dont 31 % du parc situés en France, 31 % en Europe (hors France), 1 % en Amérique du Nord, 23 % en Asie Pacifique, 8 % en Amérique latine et Caraïbes, 6 % en Afrique et Moyen-Orient.Le nombre d'établissements sous l'une des marques du groupe à fin décembre 2012.Le chiffre d'affaires en 2012.

CP

Les Échos 

Partager cet article

Repost 0
Published by FO ACCOR
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Syndicat FO Accor
  • Syndicat FO Accor
  • : le blog du syndicat FO au sein du Groupe Accor
  • Contact

NOUS SOMMES TOUS CHARLIE

je-suis-c.png             


Recherche

Découvrez le nouveau site FGTA FO

PiedMail_FGTA-FO4
           
cliquez sur le lien ci-dessus

FORMULAIRE ADHESION

FOAccor

  Si vous souhaitez adhérer à notre Syndicat,
    renvoyez votre formulaire d'adhésion à
  l'adresse ci dessous avec votre réglement à
 l'ordre du

  fleche 058-copie-5Syndicat FO ACCOR
253, Bis rue de Vaugirard
75015 Paris

bateau 015

VISITEURS


compteur visiteurs

Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.