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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 13:35
Le nouveau PDG du groupe hôtelier a officialisé  « une réflexion est en cours » à propos de sa chaîne de luxe. Plus largement, il estime qu’Accor doit « être parfaitement clair sur la différenciation de chacune de ses marques »

Le repositionnement de Sofitel sur le segment luxe est généralement considéré comme « réussi » - Sofitel
Le repositionnement de Sofitel sur le segment luxe est généralement considéré comme « réussi » - Sofitel

Le dossier Sofitel figure en bonne place sur le bureau du nouveau PDG d’Accor, Sébastien Bazin. Et l’ancien directeur général Europe de Colony Capital, nommé à la tête du groupe hôtelier le 27 août dernier, pourrait bel et bien avoir relancé les supputations sur l’éventuelle vente de la chaîne, un vieux serpent de mer, même si le groupe en « réaffirme » aujourd’hui encore « le caractère stratégique ».

Sébastien Bazin a en effet indiqué ce jeudi lors de la présentation de ses comptes 2013, qu’« une réflexion est en cours » s’agissant du réseau d’établissements de luxe d’Accor (113 hôtels exploités mais 120 commercialisés à la fin 2013), avant d’ajouter : « il n’y a pas d’urgence, pas de tabou, pas d’idée préconçue ».

Cette réflexion intervient alors que le repositionnement de Sofitel sur le segment luxe, engagé fin 2007 par l’ancien PDG Gilles Pélisson, est, en général, considéré comme réussi. « L’histoire marche », a d’ailleurs observé ce jeudi Sébastien Bazin, et de rappeler la quarantaine de contrats de management remportés par Sofitel au cours des deux dernières années.

Pour autant, le nouveau patron d’Accor estime que « la question » est posée aujourd’hui du « rapport entre les marques » luxe et haut de gamme du groupe, à savoir Sofitel donc, So, une déclinaison de Sofitel pour les « boutique-hôtels », Pullman, et MGallery.

Plus largement, Sébastien Bazin considère que sur chacun de ses trois segments de marché - luxe et haut de gamme, moyen de gamme, économique - Accor doit « être parfaitement clair sur la différenciation de chacune de ses marques ». A ce titre, le dirigeant renvoie au deuxième semestre 2014 pour des mesures visant à renforcer les marques et les parts de marché de l’opérateur hôtelier qu’il tient à positionner en tant que « numéro un mondial hors Amérique du Nord » (selon le classement du cabinet spécialisé MKG, Accor est le sixième groupe mondial en nombre de chambres sous enseignes, soit près de 462.000 fin 2013).

Concernant l’hôtellerie économique, ce travail sur les marques du groupe semble toutefois d’ores et déjà largement accompli : Sébastien Bazin salue en effet la remise à plat des enseignes autour d’Ibis, une initiative de son prédécesseur - Denis Hennequin -, qu’il qualifie de « travail remarquable ».

Avancer à marche forcée

Par ailleurs, le nouveau PDG d’Accor a confirmé ce jeudi ses deux grands axes stratégiques que sont la distribution et le « digital », et la mise en mouvement de son nouveau pôle immobilier hôtelier, HotelInvest, dont le responsable n’est pas encore désigné. Sa nomination ne devrait toutefois plus tarder, alors que le nouveau bloc, ô combien stratégique, marketing-digital-distribution-systèmes d’information a en revanche son grand manitou. Il s’agit de Vivek Badrinath, actuel responsable de l’innovation, du marketing et des technologies d’Orange, dont la nomination en tant que directeur général adjoint a été officialisée le 27 janvier. Vivek Badrinath sera en poste à compter du 1er mars et il aura « une page blanche », a précisé ce jeudi Sébastien Bazin.

Enfin, le nouveau PDG d’Accor, qui a prévenu vouloir avancer à « marche forcée », peut s’appuyer sur un socle solide dans la mise en oeuvre sa stratégie, au regard de ses comptes 2013 publiés ce jeudi. Le champion français de l’hôtellerie est sorti du rouge l’an dernier avec un profit net part du groupe de 126 millions d’euros, à comparer à un déficit de 599 millions en 2012, pour un chiffre d’affaires de 5,53 milliards, en retrait de 2% mais en hausse de 2,7% à base comparable. Sa perte astronomique de 2012 s’expliquait toutefois par l’impact comptable négatif -pour 679 millions- de la vente de sa chaîne nord-américaine Motel 6. Accor n’en a pas moins réalisé une bonne performance opérationnelle l’an dernier, au vu de son résultat d’exploitation, son indicateur de référence. Celui-ci a atteint 536 millions d’euros, en augmentation de 1,9% par rapport à son niveau de 2012 mais surtout au-delà de son objectif réhaussé. En janvier, le groupe avait en effet indiqué s’attendre finalement à un montant « aux alentours » de 530 millions. Ce réajustement avait été expliqué par un bon quatrième trimestre et la mise en œuvre de son plan d’économies. Accor a par ailleurs bénéficié des effets positifs de sa nouvelle politique de marque dans l’hôtellerie économique autour d’Ibis et de sa maîtrise de sa distribution.

 

 

 

 

 

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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.