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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 17:25

images.jpgLe géant français de l'hôtellerie Accor a annoncé lundi la vente des murs de son hôtel Sofitel du quartier de La Défense à Paris, dont il gardera la gestion, aux groupes Amundi Immobilier et Algonquin pour 22 millions d'euros.

La société Algonquin est déjà "propriétaire de sept hôtels sous gestion ou franchise Accor en France et au Royaume-Uni", a indiqué le groupe hôtelier dans un communiqué.

Le Sofitel de La Défense a été vendu pour 22 millions d'euros, "soit 144.000 euros par chambre", sous la forme d'un contrat de "sale and management back", c'est-à-dire en vendant les murs mais en conservant la gestion à long terme de l'établissement, a précisé Accor.

"Cette nouvelle opération confirme la capacité du groupe à poursuivre la gestion dynamique de ses actifs, en attirant des partenaires investisseurs de premier plan", a-t-il ajouté.

Après un troisième trimestre conforme aux attentes, le groupe hôtelier a confirmé à la mi-octobre ses objectifs annuels, à savoir un bénéfice d'exploitation stable ou en légère baisse, entre 510 et 530 millions d'euros contre 530 millions d'euros atteints l'an dernier.

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Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.