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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 18:13
accor-377482Accor a déclaré lundi que la création d'une foncière regroupant les murs de ses hôtels n'était pas d'actualité, tout en disant envisager de bien dissocier dans ses comptes la gestion immobilière de la gestion hôtelière pour "gagner en efficacité".
Le groupe hôtelier a ainsi répondu à un article des Echos affirmant qu'il s'interrogeait, sous l'impulsion de son premier actionnaire Colony Capital, sur l'opportunité de créer une foncière regroupant les murs de ses hôtels.
Selon Les Echos, Sébastien Bazin, le patron pour l'Europe de Colony Capital, aurait proposé ce projet à la mi-décembre lors d'un conseil d'administration d'Accor. Une telle scission serait à l'image de celle réalisée par l'américain Marriott à la fin 1993 via la création de Host Marriott.
Colony Capital, qui détenait au 30 juin 2011 17,09% du capital d'Accor, est également actionnaire du distributeur Carrefour où il a tenté sans succès l'an dernier une démarche similaire.
"La question d'une scission juridique (ou capitalistique) d'Accor entre son activité de management hôtelier et son activité immobilière n'est pas d'actualité", a déclaré une porte-parole du groupe, dans un e-mail envoyé à Reuters.
En revanche, a-t-elle poursuivi, "parmi les options concernant l'évolution de son reporting, le groupe réfléchit à mieux identifier la partie immobilière de la partie opérationnelle, dans le but unique de gagner en efficacité".
Aujourd'hui, a ajouté la porte-parole, le groupe ne différencie pas dans ses comptes la gestion immobilière de la gestion hôtelière.
Elle a précisé que la valeur des murs des hôtels était comptabilisée à 3,3 milliards d'euros au 30 juin 2011.
En hausse de près de 2% à l'ouverture de la Bourse, l'action Accor avait réduit son avance à 0,96% vers 13h15, faisant ressortir une capitalisation boursière de 4,75 milliards d'euros.
Chez CM-CIC Securities, l'analyste Annick Thévenon estime que la valorisation faible du titre, qui a frôlé en décembre sa valeur d'actif net comptable, favoriserait le scénario de la scission. Cependant, poursuit-elle, l'avenir du groupe est dépendant de l'évolution de ses réseaux et de ses marques.
"L'apport de Denis Hennequin (le PDG d'Accor, NDLR) sur ces sujets peut faire la différence, il y a au final urgence à se concentrer sur ces sujets", dit-elle.
Mais elle ajoute : "Reste à savoir si ses actionnaires sauront se montrer patients."
Source: Les Echos

 

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.