Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 22:53

 

Accélération de la stratégie, réflexion sur les marques… Denis Hennequin, le nouveau patron du groupe confie ses ambitions.

 denis Hennequin 05 01 2011

Paru dans leJDD

Denis Hennequin, 53 ans, dresse le bilan de ses cent premiers jours à la tête d'Accor. (Reuters)

Longue silhouette et style très rock’n’roll, Denis Hennequin, PDG d’Accor, a passé jeudi son premier grand oral à l’occasion des résultats annuels. Fort de sa réussite chez McDonald’s, cet as du marketing de 53 ans doit accélérer la mutation du groupe. Pour 2010, le résultat d’exploitation atteint 446 millions d’euros (+ 90 % par rapport à 2009) pour un chiffre d’affaires de 5,94 milliards (+ 8,4 %).

Quel est votre état d’esprit après cent jours à la tête du groupe Accor? 
Je suis convaincu d’avoir fait le bon choix. Il existe de fortes similitudes entre Accor et McDonald’s, le groupe que j’ai quitté: cinquante ans d’histoire, l’innovation, la croissance mondiale, le service, le sens de l’hospitalité, le marketing… L’hospitalité chez Accor n’est pas un slogan. Elle est portée par plus de 145.000 salariés à travers le monde.

Est-ce qu’Accor est une marque? 
C’est plutôt un label, une colonne vertébrale, qui fédère des marques comme Sofitel, Novotel, Mercure, All Seasons, Motel 6 aux Etats-Unis, Ibis, Etap, F1... Elles racontent toutes une histoire et tissent un lien avec le client.

Vous n’avez pas révolutionné ce vaste portefeuille. 

«Le groupe doit réveiller son sens de l'innovation.»

Ce serait irresponsable d’agir dès maintenant! J’ai indiqué les chantiers à ouvrir. Je vais commencer par travailler sur les marques. Paul Dubrule et Gérard Pélisson étaient précurseurs quand ils ont créé Accor dans les années 1970. C’était à la fois intelligent et instinctif. A partir du moment où l’on devient une institution, il faut une réflexion plus en profondeur pour s’assurer que les marques ne vieillissent pas plus vite que leurs clients. Le groupe doit réveiller son sens de l’innovation. Sofitel, par exemple, a réussi son repositionnement. Son image flottait dans l’univers du luxe. Aujourd’hui, Sofitel incarne une gastronomie, un style d’hôtellerie plus souple, un art de vivre à la française. Ses racines représentent un atout pour Accor, dont les compétiteurs sont tous anglo-saxons. Et, finalement, Sofitel est une petite ambassade.

En 2010, il était question de céder Sofitel. Accor doit rester une collection de marques. A quand la rupture? 
Il n’y a pas de rupture mais une accélération. Il s’agit toujours de poursuivre un modèle économique plus solide et moins volatil. Cela passe par un travail sur les marques, du développement, de l’innovation et par la vente des actifs les moins rentables pour financer la croissance. Accor va accélérer aussi le plan de cession des murs de 450 hôtels prévu sur la période 2010-2013. Cela permettra de réduire la dette de 1,2 milliard d’euros d’ici 2012. Cela augmentera nos marges de manœuvre pour préparer une nouvelle génération d’hôtels et regarder des opportunités d’acquisitions.

Comment organisez-vous votre temps? 
Je me déplace pour rencontrer les équipes, les directeurs d’établissement, les franchisés et les clients. Dès ma nomination, je suis allé aux Etats-Unis, en Chine, au Brésil, au Moyen-Orient. Il y a une phase de découverte importante. Bientôt je pars pour l’Inde, où il y a déjà quatre Ibis et 17 autres en projet. Même si c’est un pays compliqué et bureaucratique, l’Inde représente un très fort potentiel. Pour saisir cette croissance, j’ai recruté de nouveaux développeurs. Une fois sur place, je sentirai mieux comment allouer les ressources pour aider les équipes.

«Dans les pays émergents, j'applique la stratégie de la tenaille.»

Les actionnaires Colonye et Eurazeo ont pris le pouvoir au sein d’Accor. Quelles sont vos relations? 
Prendre le pouvoir n’est pas le bon terme. Ces deux actionnaires ont des exigences. Les relations sont classiques, avec des réunions toutes les six à huit semaines dans le cadre du conseil d’administration. Ils sont entrés dans le capital du groupe il y a cinq ans avec la volonté de rester. Je ne me pose pas tous les jours la question de leur désengagement. Je me concentre sur mon job.

Quelle est votre vision d’Accor pour 2015? 
Le groupe restera leader sur quatre régions clés: Europe, Asie-Pacifique, Afrique-Moyen-Orient et Amérique latine avec 700.000 chambres. Grâce à la franchise, on se renforcera en Europe, où le taux de pénétration des chaînes n’est actuellement que de 25%. Il y a également un potentiel important en Chine, au Brésil et en Inde. Dans les pays émergents, j’applique la stratégie de la tenaille. On entre par le haut du marché sur le segment luxe, avec Sofitel et Pullman. Et par le bas, sur le segment économique avec Ibis. Accor demain doit être encore plus fort, attractif, innovant, conquérant et agile.

Quand vous évoquez un indice Ibis pour remplacer l’indice Big Mac de The Economist, qui mesure l’évolution du coût de la vie, c’est un clin d’œil? 

Oui. C’est aussi une ambition. Ibis, avec 900 hôtels dans 45 pays, serait un très bon indicateur du niveau de vie.

Plus d'actu finance/économie avec Boursier.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost0

commentaires

Présentation

  • : Syndicat FO Accor
  • : le blog du syndicat FO au sein du Groupe Accor et ses franchisés
  • Contact

IN MEMORIAM

             

Cécilio Garcia

Fondateur du Syndicat FO Accor 

1947-2018

 

 

Recherche

Découvrez le nouveau site FGTA FO

PiedMail_FGTA-FO4
           
cliquez sur le lien ci-dessus

ADHESION

FOAccor

  Si vous souhaitez adhérer à notre Syndicat,
contactez nous à
  l'adresse ci dessous 

  fleche 058-copie-5Syndicat FO ACCOR
253, Bis rue de Vaugirard
75015 Paris
06 08 16 67 58
bateau 015

VISITEURS


compteur visiteurs

Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.