Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 09:32

dh.jpg

Denis Hennequin est soumis à une forte pression depuis des mois.. Crédits photo : Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

Denis Hennequin est sur la sellette. Un intérim à la tête du groupe pourrait être décidé dès ce mardi.

Nouvel accès de fièvre chez Accor. Le PDG Denis Hennequin est sur la sellette. Selon nos informations, il a récemment fait parvenir aux administrateurs du groupe hôtelier un courrier dans lequel il critique la pression mise par certains actionnaires pour obtenir une inflexion de la stratégie, notamment en matière immobilière et sur la politique de dividende. Un courrier qui laisse augurer, ce mardi, d'une réunion houleuse du conseil d'administration, à deux jours seulement de l'assemblée générale du groupe. Selon plusieurs sources, Denis Hennequin pourrait quitter son poste et un intérim serait alors mis en place dans l'attente du recrutement d'un successeur. Lundi soir, Accor ne faisait aucun commentaire sur la situation.

Denis Hennequin est de fait soumis à forte pression depuis des mois. En Bourse, le cours d'Accor, assez volatil, ne décolle pas, au point que le champion européen des hôtels ne vaut désormais qu'à peine plus que son ancienne filiale de services Edenred (qui émet notamment les tickets-repas). Pour les grands actionnaires, à commencer par les fonds Colony et Eurazeo, qui détiennent chacun environ 10 % du capital, le parcours n'est donc pas satisfaisant.

Cette situation a d'ailleurs provoqué une révision de la stratégie d'Accor l'été dernier. Denis Hennequin a accepté d'accélérer la politique de cession de murs d'hôtels (une stratégie dite «asset light») pour privilégier la gestion d'hôtels en franchise ou en contrats de management, moins consommatrice de capitaux et donc potentiellement plus rentable. Mais le plan tracé par le PDG ne semble pas assez rapide aux yeux de certains actionnaires. «La réaction à la montée en puissance des sites de réservation en ligne, qui absorbent une part croissante des marges du secteur, est aussi beaucoup trop lente», fait valoir un observateur. Accor ne dégage pas suffisamment de cash-flow par rapport à ses pairs, explique un autre.

«Fleuron national»

Enfin, il serait reproché à Denis Hennequin de ne pas savoir «vendre» la stratégie qu'il avait acceptée au moment de son recrutement, ni aux marchés ni à l'intérieur de l'entreprise. «C'est compliqué d'aller contre l'ADN du groupe et de ses collaborateurs», résume un bon connaisseur de l'entreprise, qui fait observer que le passage en franchise d'une partie des hôtels rogne le pouvoir des directeurs régionaux et réduit le besoin en fonction support. «À terme, les clients d'Accor ne seront plus ceux qui passeront leur nuit dans les hôtels, mais les investisseurs dans les hôtels partenaires du groupe, résume un proche du conseil d'administration. Tout cela ne se fait pas en un claquement de doigts.»

Autant d'éléments qui plaideraient aujourd'hui pour un nouveau cap chez Accor. Ces derniers jours, la tension est montée haut entre les protagonistes du dossier et chacun a fourbi ses armes. Denis Hennequin aurait notamment tenté de convaincre la Caisse des dépôts et surtout la Banque publique d'investissement (dont le Fonds stratégique d'investissement détient 3 % du capital) de monter au créneau, pour contrer la «stratégie financière» de ses deux premiers actionnaires. Accor est en effet - avec ses marques Sofitel, Pullman, Mercure, Novotel ou Ibis - un «fleuron» national, porteur d'une certaine image de la France à l'international.

Cette passe d'armes au sommet d'Accor n'est pas une première, loin s'en faut. Le groupe avait été le théâtre d'un combat épique entre actionnaires en 2009 avec pour enjeu sa scission. Six administrateurs avaient alors démissionné, laissant le champ libre à Colony et Eurazeo pour mettre en œuvre la séparation des activités hôtelières et de l'activité services, effective depuis mi-2010. Fin 2010, c'est le PDG de l'époque Gilles Pélisson qui avait dû quitter son poste, au profit de Denis Hennequin, membre du conseil d'administration et jusqu'alors patron de McDonald's France. Et en janvier dernier, c'est Franck Riboud, le PDG de Danone, qui a préféré quitter le conseil d'administration.

Source: Le Figaro

Partager cet article

Repost 0
Published by FO ACCOR
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Syndicat FO Accor
  • Syndicat FO Accor
  • : le blog du syndicat FO au sein du Groupe Accor
  • Contact

NOUS SOMMES TOUS CHARLIE

je-suis-c.png             


Recherche

Découvrez le nouveau site FGTA FO

PiedMail_FGTA-FO4
           
cliquez sur le lien ci-dessus

FORMULAIRE ADHESION

FOAccor

  Si vous souhaitez adhérer à notre Syndicat,
    renvoyez votre formulaire d'adhésion à
  l'adresse ci dessous avec votre réglement à
 l'ordre du

  fleche 058-copie-5Syndicat FO ACCOR
253, Bis rue de Vaugirard
75015 Paris

bateau 015

VISITEURS


compteur visiteurs

Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.