Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 18:38

DH

Les fonds Colony et Eurazeo, qui ont pris leurs quartiers chez Accor, peuvent se réjouir. Alors que le champion européen de l'hôtellerie a essuyé, en 2012, une perte nette de 599 millions d'euros en raison de charges exceptionnelles et que son résultat d'exploitation n'a progressé que de 2 %, ses actionnaires vont toucherun dividende en hausse de 17 %. Tel est en tout cas le projet dévoilé mercredi 20 février.

Une sorte d'apéritif en attendant "très probablement" un dividende exceptionnel ces prochaines années, selon le PDG, Denis Hennequin.

Surtout, les deux fonds, qui contrôlent 30 % des droits de vote, peuvent espérer une forte amélioration des profits du groupe, connu pour ses enseignes Ibis, Novotel, Mercure ou encore Sofitel. C'est le but de la nouvelle stratégie présentée mercredi. Elle vise à porter la marge d'exploitation de 9,3 % en 2012 à plus de 15 % d'ici à 2016. La rentabilité des capitaux passerait dans le même temps de 14 % à plus de 18 %.

PROJET "CONTRE-PRODUCTIF"

Pour y arriver, Accor va d'abord lancer un plan d'économies de 100 millions d'euros. Il s'agit notamment de faire face à une situation "qui continue de se dégrader en Europe du Sud". L'impact sur l'effectif n'en est pas encore connu.

Plus structurant : le changement de modèle économique d'Accor. Colony avait suggéré une séparation complète entre l'immobilier et l'exploitation des hôtels. Le projet a été jugé "contre-productif" par M. Hennequin, qui a préféré une stratégie un peu moins radicale. Il entend garder le contrôle de 20 % des hôtels du groupe.

Mais le principe demeure : pour alléger sa dette et ne pas avoir à financer de lourds investissements de modernisation, Accor va plus souvent recourir au système de la franchise. Quelque 800 établissements vont ainsi changer de modede gestion en quatre ans : les murs de 200 hôtels seront vendus, et 600 autres, qui étaient loués et exploités par Accor, seront confiés à des partenaires. Cela correspond à un "doublement du plan" évoqué à l'été 2012, relève Annick Thévenon, analyste chez CM-CIC Securities.

ACCÉLÉRER L'ESSOR DU RÉSEAU DU GROUPE

A Paris, le prestigieux Sofitel Le Faubourg, près des Champs-Elysées, vient par exemple d'être cédé pour 113 millions d'euros à une société de gestion d'actifs. Ses 147 chambres resteront gérées par Accor dans le cadre d'un contrat de management à long terme.

Grâce à cette politique, Denis Hennequin pense réduire la dette de 2 milliards d'euros, alléger nettement les investissements, et accélérer l'essor du réseau Accor. Car s'il cède les murs, le groupe entend accrocher ses enseignes sur de plus en plus d'hôtels. Objectif : 35 000 chambres de plus par an, essentiellement dans les pays émergents. Leur part dans les profits devrait passer de 15 % à 50 % !

Sur le papier, tout cela devrait permettre de réveiller le cours d'Accor, qui oscille entre 20 et 30 euros depuis des années. Cette partie-là n'est pas encore gagnée.

LE MONDE | 20.02.2013 à 11h11 • Mis à jour le 20.02.2013 à 13h24Par Denis Cosnard

 

Partager cet article

Repost0

commentaires

Présentation

  • : Syndicat FO Accor
  • : le blog du syndicat FO au sein du Groupe Accor et ses franchisés
  • Contact

IN MEMORIAM

             

Cécilio Garcia

Fondateur du Syndicat FO Accor 

1947-2018

 

 

Recherche

Découvrez le nouveau site FGTA FO

PiedMail_FGTA-FO4
           
cliquez sur le lien ci-dessus

ADHESION

FOAccor

  Si vous souhaitez adhérer à notre Syndicat,
contactez nous à
  l'adresse ci dessous 

  fleche 058-copie-5Syndicat FO ACCOR
253, Bis rue de Vaugirard
75015 Paris
06 08 16 67 58
bateau 015

VISITEURS


compteur visiteurs

Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.