Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 16:30

 

Le PDG d’Accor serait remplacé par un tandem constitué d’un nouveau président du conseil d’administration et d’un directeur général. On parle de Sébastien Bazin ou de Philippe Citerne pour le premier, et de Yann Caillère pour le second.

 

dh1

Le PDG d’Accor, Denis Hennequin, serait sur le point d’être évincé. - AFP

Le PDG d’Accor, Denis Hennequin, qui est sur le point d’être évincé, serait remplacé par un duo, du moins au titre d’un intérim. L’hypothèse d’un attelage qui serait constitué d’un nouveau président du conseil d’administration et d’un directeur général circule en effet, alors qu’un conseil d’administration du groupe hôtelier doit se tenir ce mardi, en fin d’après-midi (16 heures), à 48 heures de l’assemblée générale des actionnaires.

Un statu quo à la tête d’Accor semble difficilement tenable désormais et, selon plusieurs sources, il est évoqué l’hypothèse d’un duo composé de Philippe Citerne, jusqu’alors vice-président du conseil, et de Yann Caillère, l’actuel directeur général délégué en charge des opérations. Mais un autre tandem est également envisagé : il réunirait en tant que nouveau président du conseil Sébastien Bazin, le patron Europe de Colony Capital, l’actionnaire principal avec Eurazeo, et Yann Caillère pour la direction générale. Selon ces mêmes sources, l’éventualité d’un tandem permettrait au conseil de prendre le temps de trouver un véritable successeur à Denis Hennequin.

L’ancien patron Europe de McDonald’s, qui avait remplacé Gilles Pélisson en tant que directeur général dans un premier temps – à partir du 1er décembre 2010 puis en tant que président du conseil à partir du 15 janvier 2011 –, paierait une stratégie trop douce tant en termes de cession ou d’externalisation d’actifs hôteliers mais aussi de réorganisation de l’entreprise, dans un contexte beaucoup moins favorable à l’hôtellerie, du moins en Europe. Mais, l’ancien patron de McDonald’s Europe pourrait surtout faire les frais d’un cours de Bourse toujours aussi émollient.

L’éventualité d’un remplacement de Denis Hennequin n’en a pas moins pesé aujourd’hui dans la matinée sur le cours d’Accor . La valeur, qui a enregistré momentanément la plus forte baisse du CAC 40, était toutefois à un niveau inchangé un peu avant 15 heures, frôlant les 26 euros, quelque 1,1 million de titres ayant été échangés.

Enfin, l’inquiétude est vive du côté des syndicats, où l’on redoute une intervention de l’actionnaire principal, le duo Colony Capital-Eurazeo. La CFDT, qui parle de « semaine décisive », et la CGC appellent à manifester jeudi devant l’hôtel parisien où se tiendra l’assemblée générale d’Accor. FO est susceptible de s’associer à cette action. L’organisation syndicale appelle d’ores et déjà à un arrêt de travail « symbolique » de 15 minutes à l’ouverture de l’assemblée générale, à 10 heures.

Par Christophe Palierse

Partager cet article

Repost 0
Published by FO ACCOR
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Syndicat FO Accor
  • Syndicat FO Accor
  • : le blog du syndicat FO au sein du Groupe Accor
  • Contact

NOUS SOMMES TOUS CHARLIE

je-suis-c.png             


Recherche

Découvrez le nouveau site FGTA FO

PiedMail_FGTA-FO4
           
cliquez sur le lien ci-dessus

FORMULAIRE ADHESION

FOAccor

  Si vous souhaitez adhérer à notre Syndicat,
    renvoyez votre formulaire d'adhésion à
  l'adresse ci dessous avec votre réglement à
 l'ordre du

  fleche 058-copie-5Syndicat FO ACCOR
253, Bis rue de Vaugirard
75015 Paris

bateau 015

VISITEURS


compteur visiteurs

Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.