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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 09:12

 actualite-finance-49

PARIS (Dow Jones)--2011 sera une année charnière pour Accor SA (AC.FR), qui doit poursuivre sa transformation à marche forcée vers un modèle économique de franchiseur moins gourmand en capitaux. Ensuite se posera la question de la structure actionnariale du groupe hôtelier, avec la possible sortie des fonds Colony Capital et d'Eurazeo (RF.FR).

Accor entame un nouveau chapitre de son histoire avec l'arrivée de Denis Hennequin, directeur général depuis décembre dernier et président à compter du 15 janvier. Ce dernier devra accélérer le développement du groupe dans les pays émergents pour le placer parmi les trois leaders du secteur d'ici 2015.

Spécialiste de la franchise - il dirigeait auparavant McDonald's Europe - Denis Hennequin pourrait être l'homme de la situation. Mais il devra d'abord procéder à un état des lieux du groupe, ce qui pourrait prendre quelques mois.

Des résultats rapides seront néanmoins attendus de ce troisième patron en cinq ans. En particulier de la part de Colony Capital et d'Eurazeo, qui détiennent ensemble 27,3% du capital.

Malgré le travail accompli ces cinq dernières années par son prédécesseur Gilles Pélisson, qui a recentré Accor sur son activité hôtelière en procédant notamment l'été dernier à la scission de son activité de chèques services devenue Edenred (EDEN.FR), Accor continue à souffrir en Bourse d'une décote par rapport à ses concurrents.

Colony et Eurazeo devraient être d'autant plus impatients d'obtenir des résultats que l'engagement de conservation conclu entre les deux sociétés d'investissement arrivera à échéance en janvier 2012. A partir de cette date, ils seront à nouveau libres d'engager la cession de leurs participations dans Accor. Colony et Eurazeo resteront néanmoins liées par une action de concert jusqu'en mai 2013.

Les deux actionnaires de référence pourraient toutefois céder leurs parts en deux temps. Entré au capital d'Accor en 2005, Colony a un prix de revient de l'action Accor d'environ 25 euros, selon CM-CIC. Le fonds peut donc d'ores et déjà envisager une cession de ses parts avec une plus-value puisque l'action Accor s'échange plus de 35 euros.

Ce n'est pas le cas d'Eurazeo, entré au capital en 2008, et dont le prix de revient serait selon l'analyste de 45 euros. Compte tenu de leurs intérêts divergents, la sortie des deux fonds peut prendre plusieurs formes. Le principal risque est qu'ils cèdent leurs actions au fil de l'eau, ce qui provoquerait un afflux de titres sur le marché et ne manquerait pas de peser sur le cours.

La transformation d'Accor en un spécialiste de la franchise doit lui permettre d'accroître son présence dans les pays en plus forte croissance et de devenir un groupe plus rentable. D.Hennequin est bien armé pour y parvenir mais les objectifs qui lui ont été assignés sont ambitieux, puisqu'ils supposent l'ouverture à terme et en vitesse de croisière de 35.000 à 40.000 nouvelles chambres par an.

Une fois cette transformation achevée, et les deux actionnaires de référence du groupe sortis du capital, les jeux seront à nouveau particulièrement ouverts pour Accor.

- Ambroise Ecorcheville, Dow Jones Newswires; 33 (0)1 40 17 17 71; ambroise.ecorcheville@dowjones.com

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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.