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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 18:01

Le PDG d'Accor, Sébastien Bazin, à Paris le 18 février 2014

Le PDG d'Accor, Sébastien Bazin, à Paris le 18 février 2014 (Photo Eric Piermont. AFP)


Le groupe hôtelier Accor a enregistré en 2014 un bénéfice net en forte progression, bien qu’inférieur aux attentes du marché, et qui l’a conforté dans son ambition de devenir le groupe hôtelier «le plus performant» après une année de profondes mutations.

Sur l’exercice écoulé, le groupe a dégagé un bénéfice net de 223 millions d’euros, en hausse de 77% par rapport à 2013. Un consensus Factset tablait sur un résultat net à 313 millions d’euros.

Le leader européen de l’hôtellerie précise que son résultat d’exploitation, indicateur clé de l’entreprise, s’est établi à «un niveau record» à 602 millions d’euros, en hausse de 15,6%. Il s’établit ainsi dans la fourchette de prévisions du groupe (proche de 600 millions d’euros) et a dépassé les attentes des analystes (564 millions d’euros).

Accor a enregistré une légère hausse de 0,5% de ses ventes en 2014, à 5,45 milliards d’euros.

Le titre Accor était en hausse de 3,44% à 46,70 euros peu avant 13H30.

La stratégie du groupe adoptée depuis l’arrivée de Sébastien Bazin et effective depuis la fin du premier trimestre 2014 s’organise autour de deux métiers «historiques»: l’un chargé de la gestion des hôtels (HotelServices) et l’autre de la propriété immobilière (HotelInvest), qui regroupe 1.354 établissements.

Le chiffre d’affaires d’HotelServices s’est élevé en 2014 à 1,25 milliards d’euros quand celui de HotelInvest a plafonné à 4,79 milliards.

Le groupe a ouvert l’an passé 29.556 nouvelles chambres, soit 208 hôtels. «2015 devrait dépasser les 30.000 chambres», selon M. Bazin.

«2014 est une année riche, les fondations sont en place; ce sont des résultats record, excellents dans nos deux métiers HotelServices et HotelInvest, et cela en dépit d’un environnement économique contrasté, notamment en France», a expliqué lors d’une conférence téléphonique le PDG Sébastien Bazin, aux commandes d’Accor depuis août 2013.

Il a en revanche rappelé que «l’environnement économique reste contrasté, notamment en France. Dans ce pays, le groupe a toutefois bien performé sur les segments haut et milieu de gamme.

Évoquant une «année de transformations manifestes et dont les fruits ont commencé à porter dès 2014», M. Bazin a ajouté que «ces performances sont à mettre en perspective avec les profondes mutations que le groupe a engagées et les nombreuses opérations réalisées en quelques mois».

Le PDG a ainsi rappelé «l’investissement d’un milliard d’euros dans le rachat de murs d’hôtels avec l’acquisition des portefeuilles Moor Park, Axa; la réorganisation des activités en Europe centrale, avec la transaction Orbis à Varsovie; une participation de 37% dans le capital de Mama Shelter, partenariat qui ouvre de nouveaux champs de réflexion en termes de concept hôtelier et d’offres de restauration; le partenariat avec Huazhu qui va donner un nouvel élan à notre présence en Chine et enfin les opérations financières pour 3,7 milliards d’euros à des conditions favorables pour consolider les ressources du groupe».

Côté perspectives, Accor n’établit pas de prévisions chiffrées pour l’année 2015.

Mais Sébastien Bazin a toutefois précisé que le groupe doit «accélérer et poursuivre la restructuration de HotelInvest(...); mettre en œuvre le plan digital; accélérer le développement en termes de rentabilité et de destinations; faire de la restauration (3 milliards d’euros de volume d’affaires) un levier de performances et enfin moderniser la culture du groupe».

Côté financier, Accor a indiqué le lancement d’un programme de certificats de dépôts américain (ADR) sponsorisé. Son but? Faciliter l’accès des investisseurs américains à ses actions. Mais en «aucun cas, il s’agit de s’orienter vers un listing d’Accor aux États-Unis», a affirmé son PDG, lors d’un échange avec la presse.

Le groupe hôtelier a aussi annoncé la cession de son établissement MGallery de Zurich en management à un investisseur privé, déjà franchisé du groupe. La transaction a été effectuée pour une valeur de 55 millions d’euros, incluant un prix de cession de 32 millions d’euros et un engagement du repreneur à réaliser des rénovations pour un montant de 23 millions d’euros.

Compte tenu de «ces bons résultats», le groupe soumettra à son assemblée générale le 28 avril un dividende de 0,95 euros par action soit une hausse de 19%.

Accor exploite sous ses 15 marques, dont Sofitel, Pullman, Novotel, Mercure, Ibis ou encore HotelF1, 3.700 hôtels et 470.000 chambres.

AFP

 

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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.