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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 15:49
Après l'effet de surprise suscité par la nomination du nouveau p.-d.g. du groupe hôtelier, les langues se délient. Les franchisés, qui s'étaient prononcés pour la candidature de Yann Caillère, sont sur le qui-vive et les équipes attendent avec impatience la nouvelle feuille de route.
 

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  Sébastien Bazin, nouveau p.-d.g. d'Accor.
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Philippe Citerne, vice-président du groupe Accor.
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Patrick Jacquier, coprésident de la Fédération des franchisés Accor.
 
 
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Paul Dubrule,cofondateur d'Accor
 
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Gilles d'Arondel, délégué syndical Force ouvrière.
 
Si la décision du conseil d'administration d'Accor de nommer Sébastien Bazin, ancien directeur général Europe du fonds d'investissement Colony Capital, à la présidence du n° 1 européen de l'hôtellerie a pu surprendre, elle fait aujourd'hui consensus. C'est "le meilleur des choix", estime Philippe Citerne, vice-président du groupe. Une prise de position partagée par le coprésident-fondateur d'Accor, Paul Dubrule : "J'avais moi-même envisagé la possibilité d'un tandem Sébastien Bazin - Yann Caillère, mais je peux comprendre qu'il ait eu envie d'aller plus loin." Et d'ajouter : "Je pense qu'il est déterminé à pousser les feux pour redonner de la couleur et la place qui est la sienne à Accor." Une position partagée par Stanislas Rollin, p.-d.g. de Boissée Finances, l'un des franchisés d'Accor les plus importants qui estime que "le groupe a besoin de stabilité. Nous avons souffert d'instabilité chronique depuis de longs mois. Sébastien Bazin possède du charisme, du talent, c'est le meilleur candidat possible".

82 candidats pour un poste

D'autant que la liste des candidats potentiels était longue, à en croire Patrick Sayer, président du fonds d'investissement Eurazeo (l'un des actionnaires d'Accor) s'exprimant au micro de BFM : "Nous avions 82 candidats potentiels." Cet ami de longue date de Sébastien Bazin se déclare convaincu qu'il représentait le meilleur candidat : "Il est porteur d'un projet industriel. Il a l'intelligence, une vision et une ambition. Dans toutes les entreprises - comme chez Accor depuis cinq ans -, nous cherchons à accompagner le développement. Grâce à notre entrée dans le capital d'Accor, nous avons fait sortir Edenred, cette pépite qui couvait au sein d'Accor. C'est un succès, puisque la valeur du cours en Bourse d'Edenred est à peu près au même niveau qu'Accor." La décision de son ami est, à ses yeux, très courageuse car elle le fait passer "de l'autre côté de la barrière, ce qui est un sacré défi pour lui".

La Fédération des franchisés circonspecte, les salariés inquiets

Mais si certains sont résolument optimistes, d'autres demeurent circonspects. C'est le cas notamment de la Fédération des Franchisés d'Accor (FFA), qui se déclare légèrement déçue et dans l'attente."Nous avions soutenu un candidat qui n'est pas celui qui a été choisi, déplore Valéry Fouquet, l'un des coprésident de la FFA. Nous avons donc pris acte de cette nomination en faisant confiance au conseil d'administration mais nous demandons des gages maintenant au nouveau président." La FFA est donc sur le qui-vive, comme le confirme Patrick Jacquier, l'autre coprésident : "Sébastien Bazin a l'expérience d'Accor par sa présence au sein du conseil d'administration. Nous en prenons acte et nous resterons à l'écoute dans un esprit volontairement constructif."

Oubliés donc pour le moment les griefs entendus de part et d'autre sur la politique des fonds d'investissements, à savoir le démantèlement du groupe par marques pour une revalorisation des actions et l'utilisation des capitaux dégagés par la vente des murs pour en permettre la redistribution aux actionnaires. Sébastien Bazin semble devoir bénéficier de ce 'temps de grâce' accordé à un nouveau dirigeant. "Il faut donner du temps à Sébastien Bazin", concède Gilles d'Arondel, délégué syndical FO, et rompre avec l'image véhiculée par Colony Capital des "coupeurs de têtes". Il lui faudra également poursuivre le plan de départ volontaire engagé par Accor au siège. Les dossiers sont nombreux. D'autant que "les équipes sont inquiètes, poursuit le délégué syndical. La politique d'asset light pose un vrai problème pour les salariés qui y voient des suppressions d'emploi. Et, s'il est vrai que nous avons signé un accord d'entreprise pour accompagner les salariés dans ce cadre-là, les directeurs d'hôtel, eux, sont en pole position. Ce que nous voulons surtout, c'est être rassurés sur la continuité du dialogue social, comme cela a toujours été le cas." Sébastien Bazin le sait bien et s'est déjà entretenu avec ses équipes. Il leur a répété plus fois qu'il "ne démantèlerait pas le groupe", en réponse aux inquiétudes des salariés. "Nous attendons avec impatience la feuille de route de notre nouveau président", conclut Gilles d'Arondel. Plus que tout autre, Sébastien Bazin sait qu'il n'a pas droit à l'erreur.

X. S.
Journal de l'Hôtellerie 

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.