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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 18:28

DH ST
Dopé par d'excellents résultats, le groupe s'appuie sur la nouvelle feuille de route impulsée en 2011 par Denis Hennequin.

 

Pour Denis Hennequin, p.-d.g. d'Accor, l'année 2011 fut à la fois "une année charnière" tant pour le groupe que pour lui-même. Propulsé à la tête du groupe à la fin de l'année 2010, il devait à tout prix montrer le bienfondé du changement. Son projet reposait sur quelques points fondamentaux comme le repositionnement des marques, une politique d'asset light à accélérer, et la dette du groupe à combler.

Et s'il fallait également rassurer les marchés, les résultats sont éloquents. Accor termine l'année 2011 avec une hausse du chiffre d'affaires de 5,2 % (en données comparables) à 6 100 M€, un résultat brut d'exploitation de + 32,6 % à 530 M€ (contre 446 M€ en 2010), un résultat net à 27 M€ et une dette ramenée à 226 M€ (contre 730 M€ en 2010). D'excellents résultats Denis Hennequin a voulu dédier aux équipes du groupe, en raison des efforts réalisés avec "discipline, continuité, et efficacité opérationnelle".

 

45 % du portefeuille en Asie-Pacifique

En 2011, Accor a ouvert 38 700 chambres (318 hôtels), dont 95 % en 'asset light', c'est-à-dire en franchise ou contrat de management, dépassant ses objectifs. Une performance appelée à être rééditée en 2012, puisque 40 000 chambres sont prévues, avec une croissance accélérée sur la zone Asie-Pacifique que le groupe définit comme la destination phare des prochaines années. "Notre portefeuille y est devenu plus clair et plus cohérent, déclare Denis Hennequin. Cette destination devrait donc représenter 25 % du parc de notre groupe - contre 20 % actuellement - d'ici à 2015, sachant que 45 % des chambres en portefeuille s'y trouvent." Le rachat récent du groupe Mirvac devrait booster le développement d'hôtels dans cette région du monde. Seul point sensible pour Accor dans cette course au développement, Motel 6 la marque économique étatsunienne, redéfinie autour d'un concept plus attractif mais que le groupe souhaite désormais développer en franchise, avec la volonté affirmée de se désengager le plus rapidement possible.

Accor affiche également de nouvelles ambitions. Le redéploiement de la marque ibis devrait s'accélérer en 2012, avec l'ouverture de 50 'nouveaux' ibis par semaine entre mai et décembre, de façon à atteindre 70 % du parc, soit 1 600 hôtels. Un projet qui devrait rapporter au groupe un à deux points de RevPAR, malgré les 150 M€ d'investissement. Le même travail sera donc réalisé au niveau des marques haut de gamme du groupe que sont Pullman, Mercure et MGallery. Là aussi les projets sont très ambitieux "Nous voulons passer le parc Pullman de 50 à 100 hôtels, d'ici à 2015, dévoile le p.-d.g. d'Accor. Par ailleurs, nous lançons Grand Mercure en Chine, une marque exclusivement dédiée au marché chinois, et nous voulons multiplier par deux également le parc des MGallery, 50 hôtels à ce jour, notamment par la franchise."

À fond sur la franchise

La deuxième ambition de Denis Hennequin concerne la franchise, qui représente 36 % du parc d'Acoor. En 2011, 172 établissements ont ouvert en franchise (soit 15 500 chambres). La création de la Fédération de la franchise et la mise en place de nouvelles procédures, mieux adaptés entre le franchiseur et le franchisé, tout comme le recrutement de 15 spécialistes permettront au groupe "de faire plus et mieux", précise le p.-d.g. d'Accor. Prenant appui sur la réussite de l'asset light, Accor va créer un outil identique en management, l'asset management. Cet outil d'analyse, déployé selon les modèles d'exploitation, permettra au groupe de devenir encore plus performant et de promouvoir son modèle économique dans le monde. "C'est grâce à notre efficacité et à notre discipline que nous avons obtenu nos résultats en 2011 et que nous obtiendrons de bonnes performances en 2012", explique Sophie Stabile, directeur financier du groupe.

Faisant fi d'une conjoncture économique pour le moins incertaine, Accor mise à fond sur ses nouvelles marques, son projet de restructuration et de redéploiement, confiant dans un nouveau modèle économique pour l'essentiel basé sur la franchise, tout en investissant en priorité dans les outils internes que sont la réservation en ligne, le système de fidélité et les systèmes d'applications pour les mobiles. "Nous sommes passés de la bataille du chiffre d'affaires à la bataille du client", affirmer Yann Caillère, directeur général délégué, en charge des opérations monde.

Évelyne de Bast

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.