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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 16:45

sebastien bazin

PARIS (Reuters) - Accor pourrait réfléchir à la scission de son pôle immobilier d'ici deux ou trois ans, a déclaré son PDG Sébastien Bazin à Reuters, tout en affirmant que sa priorité du moment était d'améliorer la fidélité de ses clients, notamment les touristes chinois, de plus en plus nombreux à travers le monde. A la tête d'Accor depuis neuf mois, Sébastien Bazin a créé deux pôles distincts, un gestionnaire d'actifs immobiliers comparable à l'américain Host Hotels & Resort ou Foncière des Murs et un exploitant d'hôtels concurrent de Marriott et Intercontinental. C'est par son pôle immobilier, HotelInvest, que le numéro quatre mondial de l'hôtellerie en termes de chiffre d'affaires a annoncé mardi le rachat de 97 murs d'hôtels en Allemagne, aux Pays-Bas et en Suisse pour environ 900 millions d'euros. Les deux pôles ont des comptes séparés pour plus de transparence depuis le 1er janvier, mais de là à en faire des entités juridiques distinctes, il n'y a qu'un pas que Sébastien Bazin ne veut pas franchir pour l'instant. Il dit s'être donné "entre deux et trois ans" pour rendre HotelInvest aussi performant que ses pairs. "Après cela, on se posera les questions s'il y en a", a-t-il ajouté. "Je n'ai jamais aucun tabou sur rien." Sébastien Bazin a rejoint la direction d'Accor en avril 2013 après l'éviction du PDG Denis Hennequin, avant d'être lui-même nommé PDG fin août. Il avait auparavant dirigé le pôle européen de Colony Capital, premier actionnaire d'Accor avec Eurazeo, avec un total de 21% du capital. Dans les années 2000, Colony avait tenté, en vain, de pousser Carrefour à vendre ses murs. L'Europe, qui concentre encore plus de la moitié des chambres d'Accor, recèle des actifs immobiliers urbains bien valorisés, d'où l'idée de racheter les murs de ces hôtels aux fonds britannique Moor Park et français Axa Real Estate à qui le groupe les avait cédés dans les années 2000. Sébastien Bazin a précisé que le groupe en conserverait la majorité et céderait ceux qui ne correspondront pas à ses critères de rentabilité - ceux-là même qu'il appliquera "sans émotion" aux 1.400 hôtels gérés par HotelInvest qui s'avèreraient trop peu rentables et excentrés. FIDÉLISATION DES CLIENTS Mais il n'envisage pas pour autant de vendre l'une des enseignes du groupe, comptant simplement éviter de déployer systématiquement dans chaque pays les 14 marques du groupe, parmi lesquelles Sofitel, Novotel et Ibis. "Je ne suis pas venu ici pour céder quoi que ce soit, contrairement à ce que pensent beaucoup", a-t-il dit, cherchant à se débarrasser de sa réputation d'"homme de Colony". Dans l'immédiat, Sébastien Bazin veut transformer "en profondeur" Accor en accompagnant mieux le client avant son arrivée à l'hôtel sous forme d'emails et en augmentant le nombre de points qu'ils récolteront dans le cadre du programme Le Club Accorhotels, qui compte 14 millions de membres. Ces clients fidélisés, qui assurent près d'un quart du chiffre d'affaires d'Accor, restent en moyenne deux fois plus longtemps que les autres dans les hôtels où ils dépensent 2,5 fois plus, a-t-il souligné, se disant déterminé à rendre le wifi gratuit dans tous les établissements du groupe. C'est dans ce cadre qu'Accor place son développement en Chine, où il compte poursuivre sur sa lancée en ouvrant 150 hôtels d'ici quatre ans en plus des 250 qu'il a déjà, en rendant les marques d'Accor visibles auprès des Chinois, la catégorie de touristes les plus nombreux au monde avec les Américains. Car Sébastien Bazin se dit prudent dans ses perspectives en Chine, où la concurrence est de plus en plus féroce et où le durcissement de la législation anti-corruption en Chine a réduit le nombre de banquets. L'expansion d'Accor en Asie-Pacifique, une région qui concentre à elle seule près de la moitié des 150 à 200 hôtels ouverts chaque année dans le monde, passe aussi par l'Indonésie ou l'Inde, un pays où Accor compte véritablement démarrer son développement en passant de 25 à 100 hôtels en cinq ans. Sébastien Bazin cherche également à développer rapidement Accor au Moyen-Orient, notamment dans le Golfe persique. Celui qui s'est jeté à l'eau tout habillé dans la piscine du nouvel hôtel Molitor d'Accor la semaine dernière à Paris rêve d'un "navire amiral" pour le groupe dans la capitale française, même s'il assure que ce n'est pas dans ses priorités immédiates.

(Cyril Altmeyer, édité par Jean-Michel Bélot)

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.