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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 10:59

Un an après sa nomination à la tête d'Accor, le PDG continue d'emballer les investisseurs.
Ils ont salué hier les bons résultats semestriels du groupe, mais aussi sa stratégie.

« On est dans la bonne direction » : un an après sa nomination à la tête d'Accor, Sébastien Bazin s'est montré confiant hier dans la mise en oeuvre de son plan de « transformation » à horizon « deux-trois ans » du groupe hôtelier français, numéro six mondial de son secteur (classement MKG). Pour son premier vrai rendez-vous financier, avec la publication et la présentation des comptes de l'entreprise pour le premier semestre 2014, l'ex-patron Europe de Colony Capital - l'actionnaire de référence, de concert avec Eurazeo -, devenu PDG d'Accor le 27 août 2013, pouvait d'abord être satisfait au vu de ses bons résultats.

A 60 millions d'euros, le profit net part du groupe a bondi de plus de 76 % par rapport à son niveau de 2013 (retraité avec l'entrée en vigueur d'une nouvelle norme comptable IFRS). Encore plus significatif pour les analystes, le bénéfice d'exploitation a dépassé la moyenne de leurs prévisions, à 219 millions (+ 14,5 %). Quant à l'objectif annuel d'Accor, compris entre 575 millions et 595 millions d'euros, à comparer à 521 millions en 2013, il est conforme à leurs attentes, leur moyenne se situant en haut de la « fourchette » du groupe. Sébastien Bazin, qui n'aime pas donner de prévisions, a finalement respecté la tradition d'Accor en cette période de l'année, tout en donnant l'impression d'en garder sous le pied.

Continuer sur la lancée

A ce stade, la direction de la société ne voit pas d'infléchissement dans ses tendances d'activité. En clair, elles restent favorables sur ses marchés clefs, à l'exception notable de la France, qui pèse lourd avec près de 43 % du parc. Par ailleurs, la mise en oeuvre du plan d'économies, engagé début 2013, se poursuit, tout comme la déclinaison de la stratégie de Sébastien Bazin.

Pour mémoire, le PDG d'Accor avait pris tout le monde à contre-pied le 27 novembre 2013 en annonçant une nouvelle organisation reposant sur deux grands pôles : HotelServices pour les métiers d'opérateur et de franchiseur ; HotelInvest pour les activités de propriétaire et d'investisseur hôtelier. Sébastien Bazin, dont on attendait une amplification des cessions de murs, avait d'autant plus surpris qu'il avait prévenu qu'Accor allait investir dans l'acquisition d'hôtels…

En la matière, le groupe, qui avait déjà annoncé fin mai la reprise de 97 hôtels en Europe pour 900 millions d'euros, confirme ce mouvement avec l'officialisation hier du rachat de 12 ibis et 1 ibis budget au Royaume-Uni pour 89 millions. Et le groupe a des marges de manoeuvre avec sa ligne de crédit syndiquée de 1,8 milliard, sans parler de son faible endettement. De quoi aussi « muscler » la politique d'Accor en matière de distribution électronique. Confiée à un ex-responsable d'Orange, Vivek Badrinath, cette dernière fera d'ailleurs l'objet d'un point spécifique le 30 octobre.

Autre signe de l'émergence d'HotelInvest : Accor en a communiqué hier une première valorisation indicative, établie sur la base de trois expertises. Le pôle immobilier d'Accor vaut entre 5 et 5,5 milliards d'euros, soit 4 milliards en valeur nette.

Alors que d'aucuns se préparent déjà à une scission du groupe et échafaudent divers scénarios - cotation, rapprochement avec une autre foncière, voire adossement d'HotelServices à un grand opérateur hôtelier -, Sébastien Bazin assure toutefois ne pas en être là. « Ce n'est parce que cette transparence existe, que ces deux métiers cohabitent, qu'il faut en tirer la conclusion hâtive que l'on va vers une scission. Ce n'est pas ce que j'ai dit, ce que je propose », déclare-t-il aux « Echos », et d'ajouter : « Je ne suis pas en train de préparer la scission. » Au fond, tout dépendra de la valorisation d'Accor d'ici deux à trois ans.

Dans l'immédiat, le marché apprécie : le titre Accor a gagné 3,24 % hier à la clôture de Nyse Euronext Paris, à 37,15 euros. En l'espace d'un an, il s'est apprécié d'un peu plus de 29 %.


Source: Les Echos

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.