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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 16:53

       L'hôtel Mama Shelter implanté à Paris, dans le XXe arrondissement. Crédit: Richard Vialeron/Le Figaro

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L'hôtel Mama Shelter implanté à Paris, dans le XXe arrondissement. Crédit: Richard Vialeron/Le Figaro

Le groupe s'offre 35% de la chaîne d'hôtels branchée fondée par Serge Trigano. De quoi mieux relooker les siens.

Mama Shelter va donner un sérieux coup de jeune à Accor. Le leader européen de l'hôtellerie s'est offert 35% du capital de cette chaîne d'hôtels réputés pour leur esprit branché bobo et leur design signé Starck, et ce malgré un classement «deux étoiles» et un positionnement abordable, avec un premier prix à 69 euros la nuit. Le groupe dirigé par Sébastien Bazin est décidé à accélérer le développement de cette enseigne trendy, notamment en rebaptisant certains de ses propres hôtels en Mama Shelter.

Créée en 2008 par Serge Trigano (ex-Club Med), Michel Reybier (ex-Aoste), le designer Philippe Starck et Cyril Aouizerate, Mama Shelter compte 5 hôtels, pour un total de 633 chambres et 450 collaborateurs. Profitable depuis la première année, selon Serge Trigano, son président, l'entreprise devrait réaliser cette année un chiffre d'affaires proche de 40 millions d'euros.

Pour Mama Shelter, l'arrivée d'Accor est une formidable occasion d'accélérer son expansion. Pour Accor, c'est l'opportunité de mettre la main sur une petite marque encore confidentielle mais très à la mode, dont les codes changent et plaisent, dans un secteur qui manque parfois de créativité: tags sur les murs, baby-foot, grandes tables d'hôtes, iMac dans chaque chambre et un staff convivial. «Accor a compris qu'il leur manquait une marque un peu sexy, au style design, fun mais abordable, déclare auFigaro Serge Trigano. Ensemble, nous allons créer de nouveaux Mama Shelter, notamment en transférant un certain nombre d'hôtels actuellement sous enseigne Accor.»

Un tournant dans la stratégie d'Accor

«Un minimum» de vingt nouvelles ouvertures sont annoncées dans les cinq prochaines années: Los Angeles en février 2015, Lille en 2017 (une nouvelle implantation déjà signée) et une deuxième adresse à Paris dont «la signature est prévue dans quelques semaines» et l'ouverture prévue en 2019, dans le XVe arrondissement. À cela s'ajoutent des projets à Zurich (il s'agirait d'un ancien hôtel Accor), Mexico City, Séoul, Amsterdam, Barcelone, New York et Londres. «Les équipes de développement d'Accor nous ont soumis une liste de 25 hôtels Accor qu'ils veulent rénover et qui pourraient devenir des Mama Shelter», confie Serge Trigano.

Cet investissement marque un tournant dans la stratégie d'Accor. Le prédécesseur de Sébastien Bazin, Denis Hennequin, avait fait du resserrement des marques une priorité. Il avait résolument misé sur Ibis, au détriment d'Etap Hotel et All Seasons.

Nécessaire élargissement du portefeuille d'enseignes

«Le déploiement d'Ibis, décliné en Ibis Styles et Ibis Budget, est une vraie réussite, déclarait récemment au Figaro Sven Boinet, directeur général délégué d'Accor. Cette stratégie booste clairement le développement de la marque. Mais, dans certaines régions du monde, où nos marques sont déjà très implantées, miser sur des marques nouvelles devient une nécessité. Dans cet esprit, nous envisageons aussi, dans les prochaines années, de développer ou nous associer avec des nouvelles marques, qui renouvellent notre offre et racontent une histoire nouvelle à nos clients.»

Dans le même esprit, l'américain Hyatt développe la marque Andaz, Marriott a lui sa collection Autograph. IHG (InterContinental) vient, pour sa part, d'inaugurer un premier hôtel Indigo à Paris. «Les grands hôteliers sont en train de miser sur des nouveaux concepts, car les clients trouvent que beaucoup d'offres se ressemblent trop, affirme Georges Panayotis, président de MKG Group. Aujourd'hui, il ne suffit pas d'avoir une enseigne, il faut des marques fortes, qui proposent une vraie expérience, tant au niveau du produit que de l'animation et de la restauration.»

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.