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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 08:13

 

1450781 sofitel 640x280C'est une publicité à double tranchant pour le groupe Accor, propriétaire de la chaîne hôtelière Sofitel. L'impressionnante couverture médiatique de l'affaire d'agression sexuelle dont est accusé Dominique Strauss-Kahn, le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), a propulsé le"prestigieux hôtel new-yorkais", où les faits ont eu lieu, en tête des établissements les plus cités dans le monde. Mais elle a aussi contraint la direction du groupe à une communication défensive après l'émergence d'allégations préjudiciables.

La jeune femme de chambre de 32 ans au cœur de l'affaire travaille dans l'établissement new-yorkais depuis trois ans, fait immédiatement savoir son directeur Jorge Tito, et "donne entière satisfaction tant en ce qui concerne la qualité de son travail que de son comportement". La riposte du patron de l'hôtel, que les contraintes imposées par l'enquête judiciaire n'autorisent pas à faire le moindre commentaire sur cette affaire, s'arrêtera là.

Si, dans un premier temps, la chaîne hôtelière refusait de confirmer aux journalistes l'information selon laquelle le patron du FMI était un habitué de l'hôtel, rappelant son devoir de confidentialité par un formel : "nous ne donnons pas d'informations sur nos clients", ce n'est plus le cas aujourd'hui. Un billet, posté par le député UMPBernard Debré sur son blog dimanche 15 mai, et accusant l'hôtel d'avoir couvert des "agissements" semblables de Dominique Strauss-Kahn contre d'autres femmes de chambre dans le passé, a forcé la direction du groupe à communiquer.

DÉMENTI CATÉGORIQUE

Rappelant que "sa première priorité est d'assurer la sécurité de ses clients et de ses employés" et que "le management est à la disposition des autorités américaines pour que toute la lumière soit faite sur l'affaire", le directeur général de la chaîne Sofitel oppose un démenti catégorique. "Les allégations, proférées par un parlementaire français à l'encontre de la direction du Sofitel New York et laissant entendre que celui-ci cachait des agissements répétés d'agressions sexuelles, sont sans fondement et présentent donc un caractère diffamatoire", a affirméRobert Gaymer-Jones, lundi.

Selon lui, "des procédures strictes ainsi qu'un numéro d'appel d'alertes professionnelles ouvert à tous les collaborateurs souhaitant attirer l'attention sur des faits spécifiques" ont été mises en place depuis plus d'un an et "la direction n'a pas eu connaissance de tentative d'agression antérieure". Dont acte.

Le directeur général précise par ailleurs qu'il s'agissait du premier séjour de Dominique Strauss-Kahn dans cet hôtel en 2011, après cinq séjours effectués en 2010. Lors de la comparution de l'ancien ministre français devant un juge de New York, le procureur a estimé que l'accusé avait été impliqué dans une affaire similaire dans "au moins un" autre cas et affirmé que son bureau enquêtait sur cet incident passé.

Alexandra Geneste

Source: Le Monde

 

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Published by FO ACCOR
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commentaires

Francesca 20/05/2011 18:54


En tous cas cette suite 2806 de l'hôtel Sofitel risque fortement d'être convoitée ! :)


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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.