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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 13:18

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Le groupe d'hôtellerie a vu son résultat d'exploitation progresser de 27,5% sur les six premiers mois de l'année. La bonne saison estivale devrait soutenir les résultats du second semestre. Le titre prend 2,5%.

 

 

Après avoir pris la tête des hausses du CAC 40 à l'ouverture de la Bourse de Paris (+4%), le titre du groupe hôtelier Accor réduisait un peu ses gains une heure après l'ouverture. A 10h30, il ne gagnait plus que 2,4%, à 23,67 euros, dans un marché toutefois prudent (+0,91%). En cause: la publication ce matin des résultats semestriels de bon augure de la part du spécialiste de l'hôtellerie depuis sa scission d'avec Edenred, qui publiera ses résultats du premier semestre jeudi. Avant l'ouverture des marchés, Accor a en effet annoncé avoir renoué avec les bénéfices nets au premier semestre, grâce à une forte progression de son résultat d'exploitation. Sur les six premiers mois de l'année, celui-ci a bondi de 27,5%, à 199 millions d'euros (+44% à données comparables) soutenu par «l'accélération de la reprise de l'activité ainsi que la vigilance sur la maîtrise des coûts», détaille le groupe dans un communiqué.

Fin du recentrage sur le coeur de métier

Sur la période, le résultat net a atteint 41 millions d'euros, contre une perte de 15 millions d'euros un an plus tôt. À noter toutefois que ce résultat intègre une plus- value de cession immobilière de 37 millions d'euros. La direction explique qu'elle gardera une politique de gestion dynamique de ses actifs mais que le recentrage d'Accor sur son coeur de métier touchait à sa fin. En juin 2010, le groupe s'était en effet scindé en deux, se séparant de ses activité de services prépayés (tickets restaurant, chèques cadeaux...), devenues Edenred.

Depuis le début de l'année, Accor a également cédé 15 hôtels, soit près de 2000 chambres, ce qui a permis de réduire sa dette nette de 149 millions d'euros, la portant à 559 millions d'euros à fin juin 2011. La direction a aussi fait le choix de céder les murs de ses hôtels parisiens Pullman Bercy et Sofitel Arc de Triomphe, tout en en gardant la gestion. En janvier 2011, Accor a aussi cédé à Fimalac et au groupe Lucien Barrière sa participation de 49% dans le capital de ce dernier pour 268 millions d'euros. Enfin, tout dernièrement, le groupe hôtelier a annoncé qu'il cédait le traiteur de luxe Lenôtre à Sodexo, pour environ 75 millions d'euros. «La réalisation effective de cette opération devrait intervenir fin septembre» a précisé la direction.

Du côté du chiffre d'affaires, pas vraiment de surprise. Les facturations,connues depuis le 19 juillet, affichent également une bonne dynamique sur la période (+4,4% par rapport au premier semestre 2010), à 2,973 milliards d'euros (+5,8% à données comparables), portées entre autres par les activités d'hôtellerie haut et milieu de gamme (+6% en comparables) et l'hôtellerie économique hors États-Unis (+6,4%).

Perspectives positives

Au-delà des ces bonnes nouvelles, le marché a apprécié le discours positif de la direction pour la fin de l'année, alors que la météo estivale médiocre laissait craindre un ralentissement de l'activité hôtelière. Ce qui n'est apparemment pas le cas pour l'instant. En juillet, les tendances positives se sont poursuivies explique Accor, «malgré un effet de base moins favorable qu'au premier semestre». Sur la période, l'indicateur de référence sur les prix (le fameux «RevPar», le revenu par chambre disponible) a en effet progressé de 7,5% dans le haut et milieu de gamme en Europe, après une hausse de 7,7% au premier semestre (hors taxes).

Enfin, si la direction s'est montrée vigilente (elle ne fournira pas de prévision de résultat d'exploitation pour 2011 avant sa journée investisseurs du 13 septembre), elle a néanmoins largement satisfait les marchés en annonçant de bons niveaux de réservations pour le mois de septembre, estimant ne pas avoir constaté à ce jour «d'éléments mesurables d'inflexion de son activité». Un répit bienvenu, alors que le titre a très fortement souffert ces dernières semaines de craintes sur l'impact de la crise sur sa clientèle d'affaires, mais aussi de l'annonce de la cession de Lenôtre.

source: Le Figaro

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

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  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.