Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 07:31

Le groupe hôtelier a présenté jeudi ses bons résultats financiers en 2011. Après s'être attelé à redéfinir son offre économique avec la marque Ibis, Accor veut cette année développer ses enseignes de luxe. Avec pour objectif de s'implanter durablement dans les pays émergents.

 

Image1-copie-2.jpg 

Le Groupe place ses pions dans le monde entier, notamment en Asie-Pacifique avec 67 inaugurations dans 11 pays, soit 33% des ouvertures. La Chine signe une très belle performance (4000 ouvertures) tout comme l'Inde (1000 nouvelles chambres)./photo dr

 

Denis Hennequin peut être satisfait. Après une année passé à la tête d'Accor, le groupe a atteint voire dépassé ses objectifs. 

Il signe même un record historique avec l'ouverture de 39 000 chambres dans 318 nouveaux hôtels, pour un objectif annoncé de 35 000. 

Son chiffre d'affaires s'établit à 6100 millions d'euros, en progression de 5,2%, pour un résultat d'exploitation de 530 millions d'euros (+32,6%). 

Enfin sa marge brute a augmenté de 1,2 point pour 31,5% du chiffre d'affaires. 

2012 s'annonce également sous les meilleurs auspices, avec chiffre d'affaires au premier trimestre en progression de 4,5%. Le groupe espère ouvrir 40 000 chambres par an d'ici à 2015.


Développer les enseignes de luxe en Asie-Pacifique

En 2011, Accor s'était focalisé sur le segment économique, avec la naissance de la famille Ibis, regroupant sous une même marque les hôtels Ibis, All Season et Formule 1. 

D'ici la fin de l'année, 70% des 1600 établissements concernés seront passés sous la nouvelle enseigne.

Au total, ce segment représente 50% du résultat,en hausse de 6,3% pour 1,8 milliards d'euros de chiffre d'affaires. 

Après Ibis, Accor s'attaque cette année aux établissements de milieu et haut de gamme, dont le chiffre d'affaires a progressé de 5%. 

Ce segment compte quatre enseignes : Sofitel, Pullman, MGallery, ainsi que la marque chinoise Mei Jue, une déclinaison du Grand Mercure. 

" Ce marché a un fort potentiel de croissance, surtout dans les pays émergents" assure Yann Caillère, le directeur général délégué en charge des opérations monde. 

Accor compte ainsi ouvrir 400 hôtels de luxe d'ici 2015, notamment dans la zone Asie-Pacifique.


A la conquête des BRIC

Le groupe reste le leader de l'hôtellerie en Europe. Une zone qui pèse 70% dans son résultat net d'exploitation pour 173 nouveaux hôtels (18000 chambres), soit 47% des ouvertures. 

Il conforte également sa position sur le segment économique où le taux de pénétration des chaines reste faible. 

En France, 89 nouveaux hôtels ont été ouverts (8938 chambres), soit la moitié du développement des chambres sur le vieux continent. 

Mais le groupe est ambitieux et souhaite équilibrer son portefeuille pour acquérir un statut international. 

Il place ses pions dans le monde entier, notamment en Asie-Pacifique avec 67 inaugurations dans 11 pays, soit 33% des ouvertures. La Chine signe une très belle performance (4000 ouvertures) tout comme l'Inde (1000 nouvelles chambres). 

Accor a également racheté Mirvac Group, qui lui apportera dès cette année 48 hôtels et 6100 chambres en Australie et Nouvelle-Zélande. 

Enfin, n'oublions pas l'Amérique Latine, son troisième marché, avec le Brésil pour locomotive (13 nouveaux établissements). Accor y prépare l'ouverture de 80 nouveaux hôtels en prévisions des Jeux Olympiques.


La révolution numérique est en marche

Coté distribution, 60% des ventes sont réalisées via les systèmes de distribution centraux. Le système de réservation TARS concerne notamment 46% du total des ventes, contre 43% l'an passé. 

Ce système est connecté à tous les canaux de distribution, dont celui de 21 000 agences de voyage. Les ventes de ces dernières pèsent 7% du chiffre d'affaires global. 

Accor poursuit également sa conquête du web, avec un volume d'affaires à 2 milliards d'euros sur internet. La part des ventes en ligne atteint 26% du total. 

Les 13 sites des différentes marques ont accueilli 200 millions de visiteurs uniques. Son application Iphone a déjà été téléchargée 900 000 fois. 

Autre innovation, le check-in et le check-out, bientôt possibles directement sur son ordinateur ou son mobile. Un indice supplémentaire qui prouve bien que chez Accor, la révolution digitale est en marche.

 

Tour Mag

Laury-Anne CHOLEZ

 

Partager cet article

Repost 0
Published by FO ACCOR
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Syndicat FO Accor
  • Syndicat FO Accor
  • : le blog du syndicat FO au sein du Groupe Accor
  • Contact

NOUS SOMMES TOUS CHARLIE

je-suis-c.png             


Recherche

Découvrez le nouveau site FGTA FO

PiedMail_FGTA-FO4
           
cliquez sur le lien ci-dessus

FORMULAIRE ADHESION

FOAccor

  Si vous souhaitez adhérer à notre Syndicat,
    renvoyez votre formulaire d'adhésion à
  l'adresse ci dessous avec votre réglement à
 l'ordre du

  fleche 058-copie-5Syndicat FO ACCOR
253, Bis rue de Vaugirard
75015 Paris

bateau 015

VISITEURS


compteur visiteurs

Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.