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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 16:19

bazin

EXCLUSIF - Le nouveau PDG du groupe hôtelier remet à plat son pilotage, son organisation et sa stratégie immobilière.

L'ex patron Europe de Colony Capital, nouveau PDG d’Accor Sébastien Bazin. - AFP

Très attendu, le nouveau PDG d’Accor Sébastien Bazin n’aura pas tardé à laisser son empreinte. On peut même déjà parler de rupture voire de révolution.

L’ex patron Europe de Colony Capital, nommé à la tête du groupe hôtelier le 27 août en remplacement de Denis Hennequin - écarté le 23 avril dernier - va en effet, dès ce mercredi, s’expliquer sur des changements de fond à l’occasion d’une « présentation stratégique » à la communauté financière. Autant de changements validés par le conseil d’administration auquel Sébastien Bazin a présenté sa feuille de route ce mardi.

Ainsi, la remise à plat du pilotage d’Accor, qui semblait se dessiner, est plus que confirmée. De l’ancien comité exécutif ne subsiste que la directrice financière, Sophie Stabile. Sébastien Bazin qui ne cachait pas vouloir rapprocher la tête d’Accor du terrain tient parole, les grandes zones où le groupe opère étant à nouveau représentées. Ce retour à un pilotage géographique, qui était cher à l’ancien PDG Gilles Pélisson - auquel Denis Hennequin avait succédé fin 2010 - s’accompagne, au passage de nominations.

Transformation du groupe

Ainsi, Peter Verhoeven, qui était devenu patron de la marque Ibis dans le cadre de l’organisation par marques mise en place au 1er janvier par Denis Hennequin, intègre le comex en tant que patron de l’Europe. De même est représentée une nouvelle zone Amériques, tout comme l’ensemble Moyen-Afrique. Fort logiquement, les patrons des deux grands marchés d’Accor que sont la France et l’Asie-Pacifique, respectivement Christophe Alaux et Michael Issenberg, entrent au comité exécutif (le second y fait de facto son retour).

Par ailleurs, le nouveau comex du groupe hôtelier donne lieu aussi au retour fracassant d’un grand ancien : Sven Boinet. Cet ex patron de l’hôtellerie d’Accor, qui faisait office ces derniers mois de conseiller du nouveau PDG après avoir été candidat à la succession de Denis Hennequin, se voit confier une mission clé : il devient en effet responsable de la transformation du groupe, et aura sous sa coupe les RH et le juridique avec le départ de Pascal Quint.

Par ailleurs, rejoindront le comex deux autres personnalités en cours de recrutement, l’une en charge des ventes et du commerce électronique, une autre fonction clé à l’heure où les grandes centrales de réservation électronique sont devenues incontournables et pressantes, l’autre l’investissement hôtelier. Cette seconde personnalité illustrera un autre changement majeur : la remise à plat de la stratégie immobilière et d’externalisation des actifs hôteliers.

Contrats de location

Sébastien Bazin, qui avait déjà écarté le tout nouveau responsable de l’immobilier hôtelier d’Accor, Gilles Bonnier - ce dernier était arrivé dans le groupe au premier semestre et coiffait la gestion des actifs et les investissements -, a décidé d’enterrer les objectifs de Denis Hennequin à horizon 2016, résumés par un ratio : 40/40/20. Celui-ci se traduisait notamment par une part du parc détenue en propre ramenée en 2016 à 20 % et celle de la franchise portée à 40 %.

Au passage, le nouveau PDG d’Accor a également décidé de revoir le recours aux contrats de location, dont Denis Hennequin avait déjà pointé le caractère pernicieux dans bien des cas. Accor ferait une pause en la matière et le tri dans ses contrats de location. En revanche, et c’est une autre illustration de la rupture qu’engage Sébastien Bazin, Accor est désormais susceptible d’être plus actif en tant qu’investisseur, d’où la désignation d’un responsable de l’investissement hôtelier.

Au bout du compte, deux grands métiers d’Accor sont mis en exergue à travers ces différents changements : d’une part, un métier de franchiseur et d’opérateur, en ce sens la stratégie Bazin est conforme à celle menée par Gilles Pélisson et Denis Hennequin ; d’autre part, l’investissement hôtelier.

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.