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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 01:00

  Lu dans L'Express qu'Aziz Miled, le convoyeur tunisien de Michèle Alliot-Marie, aurait été en rapport avec Benlhassen Trablesi (sic, c'est Trabelsi) pour le montage financier d'une compagnie aérienne « d'un commun accord ». Tilt ! Bon sang, mais c'est bien sûr, accord rime avec Accor. Ce qui nous remémore le livre sur la PAF (Police aux frontières),Omerta dans la police, l'histoire de Bakchich avec Éric Besson (« Capri, c'est gratuit… »), et la sortie des presses du livre de Jean Galli-Douani, Clearstream-Eads, pour les éditions de Marc Pietteur, Oser dire. Et bien, nous aussi, osons le dire : MAM et Ollier, mais aussi Éric Besson, préparaient seucrêteumentteuh (avec un flexe d'emphatique empathie, svp) le soulèvement tunisien et la chute des Ben Ali !

 

Lu aussi sur Les Afriques, que contrairement à ce qui avait été annoncé, « le groupe français Accor n'a pas rompu sa collaboration avec l'homme d'affaires Djilali Mehri. ». Cela n'a sans doute rien à voir avec le fait que le groupe Accor clame avoir été lésé de 25 millions d'euros en Tunisie avant de s'en retirer en mars 2010. Mais comme vous allez le lire, il faut se méfier des apparences. Le groupe Accor avait lancé la construction du Novotel Mohamed VI et de l'Ibis homonyme (ou presque, à un chiffre romain près) en plein centre de Tunis. Il est cocasse de voir comment le goupe détaillait ces pertes à la presse tunisienne du temps de Ben Ali (« prix trop bas de la concurrence, investissement dans la formation des ressources humaines, hausse des salaires et cotisations sociales ») et à présent (« les institutions financières tunisiennes », on ne sait trop lesquelles, auraient spolié le groupe). C'est un peu farce, mais il ne faut pas s'y tromper, c'est du codé, du crypté. Pas rancunier, le groupe a signé un nouveau contrat avec STI (Sté Tanit Intl), filiale de la Biat (Banque d'investissement arabe de Tunisie). Djilali Mehri préside Sieha Spa qui a beaucoup investi avec Accor dans la construction de l'Ibis de l'aéroport d'Alger, et effectivement, cela n'a rien à voir avec la Tunisie, tout comme les accords d'Accor avec les proches de Sa Majesté notre ami le roi du Maroc n'ont rien à voir avec toute cette affaire de séjours et voyages de Michèle Alliot-Marie en Tunisie. En tout cas, pour le commun des mortels qui sera ébloui par ce qui se trame, certainement pour aider les peuples algérien, marocain, égyptien, voire libanais si ce n'est palestinien, à bouter les affairistes hors de leurs espaces nationaux.

La grande presse, dominante, « mainstream » clarifie, selon le principe « un angle, un seul ». La toute petite, surtout sur l'Internet, média forcément peu fiable, mélange tout, est brouillonne, &c. Étonnez-vous donc que Come4News vous balade un peu entre Maroc, Algérie, Tunisie, voire le Qatar ou les Émirats. Sauf accident, tous les partenaires du groupe Accor sont bien sûr au-dessus de tout soupçon dans le monde arabophone, et il en est de même forcément en France ou dans le monde entier. Faire des rapprochements hâtifs friserait l'abus, et nous n'irons pas jusque là. Il y a juste des coïncidences, rien que des coïncidences qui dissimulent un formidable élan vers la liberté, l'égalité, la fraternité.  

En Tunisie, Accor fut obligé d'acheter une semi-ruine à des proches de Ben Ali et aurait été « harcelé fiscalement ». En revanche, au Maroc et en Algérie, tout baigne. En France encore un peu mieux puisque le groupe Accor gère quelques-uns des hôtels proches des aéroports dans lesquels les étrangers en situation irrégulière embarquent après, parfois, avoir passé une, deux nuits parfois, voire davantage (si un vol est annulé) dans ces établissements. Sihem Souid, dans son livre Omerta dans la police (eds Le Cherche midi), qui dénonce les prétendus dysfonctionnements de la Police aux frontières (ex-de l'Air & des frontières), ne s'est pas trop attachée à cet aspect des choses. En revanche, dansClearstream-Eads, le syndrome du sarkozysme, qui vient de sortir des presses pour le compte de la maison Oser dire de l'éditeur belge Marc Pietteur, Jean Galli-Douani, personnage qualifié d'« interlope » par notre consoeur de Mediapart, Martine Orange, soit d'apparence louche, équivoque (faut-il se fier aux apparences ?), se présente tel un auteur s'intéressant de près au groupe Accor et opérant quelques rapprochements avec Carlson WagonLit. Qui dit interlope dit parfois cosmopolite, mais la réciproque ne s'applique évidemment pas au groupe Accor. Et en fait, Jean Galli-Douani est un confident de Nicolas Sarkozy chargé de prêcher le faux pour mieux faire éclater le vrai (attendez-vous à savoir qu'il sera prochainement nommé ambassadeur chargé des Tropiques).  

On ne s'intéresse pas assez aux divers partenaires du groupe Accor et on devrait davantage consulter la presse africaine. Accor, à Bamako (Mali, et non Malice, comme nous l'avons lu ça et là) par exemple, est associé avec Tomota (à environ deux-tiers, un tiers pour Accor), société du milliardaire Aliou Tomota. Là aussi, le groupe a eu quelques déboires, mais Tomota a aussi connu quelques incendies (dont on ne sait trop la nature, l'incidence pour les assurances, ou l'identité d'éventuels incendiaires). Tomota a débuté dans l'imprimerie, des billets de loterie et des livres scolaires, ce qui veut dire avec des ministères pour principaux clients. C'est dire si c'est une société au-dessus de tout soupçon.

Pour Accor, il est difficile d'imaginer qu'Aziz Miled ait été contournable en Tunisie. Son agence réceptive, Tunisia Travel Services (TTS), contrôle plus ou moins le cinquième des demandes d'hébergement hôtelier du pays. C'était au départ un petit employé de la Société hôtelière et touristique de Tunisie (SHTT), un saisonnier. Pour le baccalauréat, rapporte Walid Kéfi, pourLes Afriques, il avait choisi de traiter le sujet sur « l'attitude d'un commerçant sans scrupule s'acharnant à plumer un touriste ». Inutile d'écrire que son indignation à l'égard de telles pratiques était véhémente. Il fait l'école hôtelière de Nice et lance l'hôtel Phénicia d'Hammamet où séjournera Michèle Alliot-Marie. Puis c'est la compagnie de charters Nouvelair, qui louera notamment des avions libyens. Un centre de thalassothérapie, des golfs, &c., suivront pour conforter cette croissance accélérée. Comme le rapporte Walid Kéfi, « l'appétit vient en mangeant » et on retrouvera Aziz Miled à la tête d'une société de maintenance aéronautique en partenariat avec EADS. Dans son entretien avec Walid Kéfi, il déclare « créer des emplois et donner des opportunités aux moins nantis au lieu de [s']offrir un jet privé ou de rouler en Porsche » (c'était en février 2010).

Là, une certaine presse veut laisser croire que Michèle Alliot-Marie et son compagnon, Patrick Ollier, auraient voyagé vers la Tunisie à bord d'un « jet privé » d'Aziz Miled. Rien n'est plus faux. Qu'une compagnie dirigée par Aziz Miled ou une autre dispose d'un jet, quoi de plus normal ? On a bien vu une association savoyarde dirigée par un curé d'Albertville équipée d'un hélicoptère, et de deux équipages, avec lesquels le bon père, skieur et passager lui-même, pour recueillir des dons, transportait des personnalité monégasques sur les cimes ? Faut-il conserver sa soutane pour faire du ski en compagnie de princesses, vedettes et starlettes ? Cela pourrait les importuner. Autant skier, comme elles-mêmes, en tenue de grandes marques. Qu'Aziz Miled véhicule des ministres français pour recueillir quelques bons tuyaux d'investissements ou, peut-être, allez savoir, un supplément de Tunisiens en séjours irréguliers en France à rapatrier dans ses avions, ce n'est absolument pas de l'abus de biens sociaux, c'est des relations publiques de haut-niveau. De la part d'un bienfaiteur du petit peuple tunisien, on n'en attend pas moins. Tout comme Nicolas Sarkozy n'est nullement le président des riches mais celui de la France qui se lève tôt, Aziz Miled, quoique laïc, est comme ce bon curé savoyard dévoué à la réinsertion des égarés et jeunes délinquants qui devenaient, sous sa houlette, des ouvriers et des employés méritants (en restauration notamment, car l'association dispose d'un restaurant-école fréquenté par tous les notables de la région, lesquels, compte-tenu du prix très modique des prestations, des grands crus, des plats de gibier, &c., s'empressent de gratifier l'association de dons, mais aussi de subventions).

La petite presse est certes brouillonne, mélange tout, mais elle sait, au besoin, rétablir la vérité. Oui, l'opposant au régime Ben Ali qu'était Aziz Miled, selon le couple MAM-Ollier et lui-même, est au-dessus de tout soupçon. Et c'était même très courageux de la part de MAM et d'Ollier de défier ainsi les Ben Ali en fréquentant un si farouche opposant déclaré. C'était surtout un camouflet pour le prédécesseur de MAM, Kouchner, qui nommait des ambassadeurs à Tunis que certains ont pu qualifier de chargés de relations publiques des Ben Ali, Trabelsi et consorts. En fait, MAM, pressentant la chute des Ben Ali, donnait des gages à la seconde Révolution de jasmin (la première ayant été la prise de pouvoir des Ben Ali, selon la presse tunisienne... de l'époque). Et réparait les erreurs de Kouchner !

D'ailleurs, si Nicolas Sarkozy a reconduit Éric Besson et Michèle Alliot-Marie dans le récent gouvernement Fillon, c'était bien en raison de sa clairvoyance. Éric Besson et sa tunisienne compagne n'allaient sûrement pas à Capri avec des billets d'Air France réservés par Carlson WagonLit, l'agence du ministère de l'Intérieur chargée aussi des expulsions, pour un voyage de noces, comme Nicolas Beau etBakchich (et Come4News, reconnaissons notre erreur) l'ont inconsidérément estimé ou supputé un temps. C'était assurément pour préparer les voyages du couple MAM-Ollier et ce pied de nez aux Ben Ali en compagnie du philanthrope Aziz Miled. La diplomatie secrête prédestinait Besson à préparer la chute des Ben Ali. On n'ira pas oser penser qu'il a épousé une Tunisienne dans ce but, mais que voilà une autre coïncidence qui sert les intérêts de la France, république amie du peuple tunisien ! Discrètement, avec MAM, Ollier et Besson, Nicolas Sarkozy a tout fait pour précipiter la chute du régime Ben Ali, tout comme il avait, pratiquement à lui seul, fait chuter le mur de Berlin armé d'un discret petit marteau mais surtout d'une énergie débordante.

En fait, c'est parce qu'il ne supportait plus que Come4News soit interdit de lecture en Tunisie (notre site ne l'est plus) que Nicolas Sarkozy a œuvré sans relâche pour faire chuter les Ben Ali. Qu'il en soit ici remercié (cela étant, une petite partie des fonds recueillis par le Premier cercle, diverses subventions, et la médaille des Arts & des Lettres pour votre serviteur ne seraient pas de trop, je le signale tout aussi discrètement au passage). En tout cas, l'appel du pied au peuple tunisien à se soulever sera doute surnommé, lorsqu'il sera permis de tout divulguer, « L'Appel de Capri ». Il y avait eu l'appel de Londres, celui de Capri restera aussi dans les mémoires.

Il convenait de rétablir la vérité surtout après, ne se fiant qu'aux apparences, être quasiment tombé dans le panneau du voyage de noces offert par les contribuables à Patrick Besson. Certes, plus malins (ou carrément plus compétents et expérimentés) que Bakchich, nous n'avons jamais écrit noir d'encre sur blanc d'Internet que Patrick Besson et son épouse voyageaient aux frais des citoyennes-princesses. On comprend aujourd'hui qu'il était en mission !

Une certaine presse, du style d'un journal satyrique paraissant le mercredi (et pour ne pas le nommer un Canard qui reste enchaîné quand Le Parisien lui-même n'est plus libéré mais élargi), caquète des sous-entendus, voire des contre-vérités sur les escapades hivernales de MAM et d'Ollier. Mais c'est bien connu, il ne faut pas donner crédit à tout ce qu'on lit dans la presse. En revanche, ce même Canard enchaîné avait été fort discret sur les fausses révélations de Bakchich à propos d'Éric Besson, de Carlson WagonLit, &c. C'était sans doute que ces messieurs (et désormais aussi, dames) du Canard étaient mieux informés ou plus prudents que Come4News. Alors disons «un partout », et sans rancune aucune…

Et allons même plus loin. Qu'une société américaine comme Carlson WagonLit soit chargée de tous les déplacements de tous les fonctionnaires français, y compris ceux chargés des missions les plus secrêtes et les plus sensibles, c'est en fait une bonne couverture. On fait peut-être ainsi la nique à la CIA en feignant de divulguer de fausses identités, de fausses destinations ! Kolossale astuce ! Parfait raffinement de duplicité !

Si nous n'étions pas un site sérieux, nous pourrions publier, comme le Canard, un « entretien (presque) imaginaire » avec les protagonistes de ces voyages diplomatiques qui nous évoquent le grand Talleyrand en personne. Les caciques du PS, divers gauchistes, des cryto-bolchéviques, ou des Martine Aubry, qui disent que, quand on est dans un gouvernement « on n'a pas à utiliser des avions privés », sont donc bien aveugles. Billevesées et calembredaines. C'est justement sur le yatch de Bolloré que Nicolas Sarkozy a mené les tractations secrêtes pour imposer la taxe Tobin aux Américains et obtenir la réévaluation de la monnaie chinoise, l'arrêt prochain des forages off-shore dangereux, la reforestration de l'Amazone, &c. C'est à bord de ce modeste esquif qu'il a eu la clairvoyance de prévoir de nommer Michel Rocard ambassadeur aux Pôles. Et c'est peut-être dans une modeste résidence de notre ami le roi du Maroc qu'il a prévu l'abolition de l'impôt sur la fortune, le fameux ISF. Ce n'est pas dans les chancelleries, les ambassades, en cabines d'Airbus présidentiels, mais tout à fait subrepticement, dans des résidences privées et à bord d'avions de compagnies étrangères comme Nouvelair (chaque appareil est équipé de diffuseurs d'arômes aux senteurs de pins et d'agrumes, pas seulement la cabine de l'équipage, mais chaque siège, y compris ceux des toilettes, et c'est écologique car seuls des produits biologiques entrent dans la composition de ces « sent bon ») que le rayonnement de la France, la portée universelle de la pensée du président Sarkozy, la propagation des échos de l'hymne national, la reconnaissance des nations à l'égard du drapeau tricolore auxquelles elles se rallient, se préparent !

Pour conclure, avec le peuple tunisien, c'est un vibrant « merci, merci, merci » que nous voudrions adresser au président Sarkozy, à Michelle Alliot-Marie, à Éric Besson, à Patrick Ollier. Et un grand « bouh-ouh-ouh » à l'infâme Kouchner (à moins qu'il n'ait été chargé de donner le change aux Ben Ali, et dans ce cas, qu'il veuille accepter nos plates excuses). AvecBrave Patrie, le vrai journal des vraies valeurs de la France vraie, et de trop rares autres titres, nous nous devions de rétablir, Chères lectrices, Chers lecteurs, Françaises, Français, Tunisiens, Tunisiennes, Maliennes, Maliens, Algériennes, Algériens, Marocains, ministrables ou non, Marocaines, et de Dunkerque à l'Oural, et bien au-delà de Tamamrasset, la glorieuse réalité. Bientôt vous accueillerez, dans vos foyers, Carla Bruni, la Première dame de France : sachez lui exprimer votre gratitude en achetant son prochain album...

Source :Come4News 

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.