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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 07:57

actualite-finance-49Le gouvernement peaufine les ultimes arbitrages sur la prime salariale obligatoire dans les entreprises de plus de 50 salariés dont les dividendes augmentent. Tous les salariés d'un groupe, filiales incluses, devront toucher une prime si les dividendes versés par la maison mère en 2011 ont progressé par rapport à la moyenne des dividendes distribués en 2009 et 2010.  Le montant de la prime devrait en revanche être négocié entité par entité. Selon les calculs effectués par « Les Echos », cette obligation devrait concerner 25 entreprises du CAC 40 cette année. Les autres, dont Total, Vivendi, EDF, Accor ou Carrefour ne seront pas concernées du fait de la stabilité ou de la baisse de leurs dividendes cette année. Reste à définir le sort à réserver aux filiales étrangères des groupes français.  Le gouvernement est prêt à discuter de ce point avec le patronat. 

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Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.