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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 11:19

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Un bon lit, c'est simple, mais c'est encore, pour un hôtel, le meilleur moyen de fidéliser un client. Voilà le pari d'Accor pour redorer le blason des Ibis, sa chaîne à prix moyennement économiques. Avec la concurrence accrue et la montée en gamme, le premier groupe hôtelier européen a décidé de mettre au point sa propre literie pour marquer des points face à la concurrence.

Baptisé "Sweet Bed", le projet a mobilisé une dizaine de personnes, avec deux axes de travail : le design et le confort. "Nous avons voulu sortir des codes classiques de la literie pour aller vers quelque chose de plus contemporain", explique Jacques Bolze, qui a piloté la conception.

Exit, donc, l'habillage en toile et les broderies - dans le milieu, on dit les "coutils" et les "galons". Le matelas et le sommier du XXIe siècle version Accor sont enrobés d'un élégant tissu noir emprunté à l'univers du sport. Aux dires de ses concepteurs, la structure en nid d'abeille permet à l'objet de résister aux déchirures et ne bouloche jamais, afin que chaque client ait l'impression de s'endormir dans un lit neuf. Même après plusieurs centaines d'utilisation.

Aidé des meilleurs fabricants de literie, le groupe a également développé une couette et un surmatelas exclusifs, deux éléments jusque-là réservés à l'hôtellerie de luxe. Véritables "signatures" du lit, ils ont un autre avantage : beaucoup plus légers qu'une literie classique, ils facilitent le travail des femmes de chambres. En moyenne, chez Accor, ces dernières préparent une vingtaine de lits chaque jour. Leur dos est d'autant plus épargné qu'avec ces nouvelles strates les lits atteignent désormais 50 cm de hauteur, contre 30 cm auparavant.

"CRASH TEST" IMPLACABLE

Parce que la conception du confort est un concept à géométrie variable, Ibis a adapté son "Sweet Bed" à chaque culture locale. Au Royaume-Uni, le matelas mousse a, par exemple, été remplacé par un modèle à ressorts, beaucoup plus mou que dans le reste de l'Europe.

Au Maroc, la chaîne hôtelière a équipé ses lits de matelas très fermes, rappelant le sofa traditionnel. Seuls points communs, tous ont subi un "crash test" implacable:"Nos lits doivent résister à une pression de plus de 700 kg pour parer à tous les usages, sourit ingénument M. Bolze. Une grande attention est aussi portée au bord du matelas. C'est le premier endroit où les clients s'assoient, et il peut très vite s'avachir."

D'ici à 2013, les 100 000 chambres Ibis du monde (plus de 900 hôtels qui accueillent en majorité une clientèle d'affaires) seront dotées d'un lit "maison". L'investissement reste confidentiel. Un indice toutefois : il fait partie des 150 millions d'euros dépensés par Ibis pour moderniser ses hôtels. Ce qui est certain en revanche, c'est que le matelas pèse entre 5 % et 10 % du coût d'équipement d'une chambre. Et les lits doivent être remplacés tous les cinq à huit ans.

Pour rentabiliser ses recherches, le groupe ne compte pas seulement sur l'augmentation de la fréquentation et du prix des chambres. Il compte aussicommercialiser son "Sweet Bed", en renversant le célèbre slogan "Dormir à l'hôtel comme à la maison".

BUSINESS INÉDIT

Sofitel, la chaîne de luxe d'Accor, a ouvert la voie à ce business inédit : son lit, baptisé en toute simplicité "My Bed" et développé en exclusivité avec Epeda et Dumas, est disponible depuis quelques années dans la boutique en ligne du groupe.

Un véritable succès, selon Geoffray Maugin, directeur marketing international de Sofitel : "Nous en vendons chaque année plusieurs centaines", se félicite-t-il.

Ce bon filon peut être complété par la vente d'autres produits, le plus souvent exclusifs : linge de maison siglé Yves Delorme, bougies de l'Artisan  parfumeur ou tasses en porcelaine estampillées Bernardaud. "Nous souhaitons devenir des ambassadeurs de l'art de vivre à la française", indique M. Maugin.

La SoBoutique réalise déjà 3 millions d'euros de chiffre d'affaires, principalement en Europe et aux Etats-Unis. Prochaine étape : l'Asie, un marché gigantesque, où une plate-forme de distribution sera inaugurée cette année.

 

Chloé Hecketsweiler

LE MONDE ECONOMIE | 11.02.2013 à 11h06 • Mis à jour le 11.02.2013 à 16h12Par Chloé Hecketsweiler

 

 

 

 

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.