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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 19:07

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L'Organisation de coopération et de développement économiques recommande de raccourcir la période d'indemnisation des chômeurs âgés et de mieux cibler les contrats de génération.  

Les derniers chiffres publiés lundi l'ont montré: le chômage des seniors n'en finit plus de grimper. Un mal français. Entre 2008 et 2011, 45% des seniors ont dû passer par la case chômage entre leur dernier emploi et leur retraite, souligne l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans un rapport publié ce jeudi sur l'emploi des seniors en France. Elle préconise des réformes draconiennes.

«Même s'il a remonté ces dernières années, le taux d'emploi des seniors en France reste parmi les plus faibles de la zone OCDE», attaque l'organisation dans son étude. Le constat se fait en deux temps. Alors que les 55-60 ans français sont moins au chômage que dans les pays étrangers, les 60-64 ans le sont beaucoup plus. Seuls un sur cinq en France a un emploi, contre un sur trois en Europe. Deux raisons à cela: ils partent plus tôt à la retraite et ne sont pas incités à retrouver un travail quand ils sont au chômage.

Raccourcir les droits au chômage des seniors

Les règles existantes incitent en effet, selon l'OCDE, les chômeurs âgés à attendre la retraite, ou ceux qui travaillent à quitter leur poste plus tôt et à attendre au chômage que sonne pour eux l'heure de la retraite. Dans la ligne de mire de l'Organisation, la rupture conventionnelle, qu'il faut «rendre moins attractive en fin de carrière pour les salariés et les entreprises». En effet, cette cessation de contrat de travail à l'amiable est particulièrement attractive pour les seniors les mieux rémunérés qui n'on aucun intérêt, ensuite, à rechercher un emploi.

Deuxième dispositif contre-productif: les durées d'indemnisation chômage plus longues accordées aux 50 ans et plus. Les partenaires sociaux, qui négocient actuellement une refonte de l'assurance-chômage, devraient «s'engager à supprimer progressivement la filière spécifique d'indemnisation pour les seniors». Une proposition esquissée par le patronat mais dont ne veulent pas entendre parler les syndicats. Il faudrait «au minimum» continue l'OCDE, «relever l'âge de l'accès à une indemnisation plus longue, par exemple à 62 ans». Les sommes utilisées pour indemniser les chômeurs âgés seraient ainsi mieux utilisées, explique l'organisation, pour financer leurs aides au retour à l'emploi.

Mieux cibler les contrats de génération

Le contrat de génération devrait, lui, cibler «les embauches de seniors de 55 ans ou plus peu qualifiés». En effet, «plus que le maintien dans l'emploi» que garantit actuellement le dispositif phare de François Hollande contre le chômage, c'est la «quasi absence de retour à l'emploi» qui est le «point faible» du marché du travail des seniors et sur lequel il faudrait donc agir.

L'OCDE porte enfin un jugement nuancé sur la réforme Ayrault des retraites et «émet des réserves sur l'ampleur des changements qui vont en résulter». Le rapport salue la création du compte pénibilité mais regrette que sa mise en œuvre «s'avère complexe». Il ne faut pas non plus que ce dispositif, qui permet de cumuler des points au titre des périodes de travail pénible (de nuit, sous températures extrêmes, etc.) généralise les départs anticipés au cours des prochaines décennies. Au contraire, le départ anticipé doit être l'option utilisée par les seniors «proches de la retraite en 2015» donc lorsque le compte entrera en vigueur, «et ne devienne pas la norme pour les salariés plus jeunes».

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.