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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 08:48

3546v00La société de capital-investissement Colony Capital a annoncé hier soir une réduction de sa participation dans le groupe hôtelier Accor et dans la société de services Edenred, l'ex-pôle services d'Accor devenu indépendant et coté en Bourse début juillet 2010. La part portée par son véhicule d'investissement ColTime, soit respectivement 5,88 % du capital et des droits de vote d'Edenred et 5,84 % du capital d'Accor mais 5,07 % de ses droits de vote, a en effet été ramenée à zéro le 5 janvier, à l'arrivée à terme de contrats de financement dérivé souscrits en 2007 et 2008. Ceux-ci avaient permis à Colony Capital de profiter d'une plus-value latente sans cession des titres concernés.

A défaut d'avoir reconduit ce montage ou tout bonnement d'avoir réinvesti dans les deux entreprises, la société de capital-investissement, qui a donc perdu la propriété des titres portés par ColTime, ne détient plus désormais que 11,29 % d'Edenred et 11,22 % d'Accor (soit 9,88 % des droits de vote) via un autre véhicule, ColDay. De même, le total détenu de concert avec Eurazeo est simultanément réduit. Le duo Colony-Eurazeo possède désormais 21,50 % du capital et des droits de vote d'Edenred et 21,37 % de celui d'Accor, soit 27,51 % des droits de vote du groupe hôtelier.

 

Soutien aux dirigeants réaffirmé

Pour mémoire, le tandem, qui détenait auparavant 32,58 % des droits de vote d'Accor, avait l'obligation de ramener cette part agrégée en deçà du seuil de 30 % avant le 1 er février 2012 pour ne pas avoir à lancer une OPA conformément au règlement modifié de l'Autorité des marchés financiers. C'est donc chose faite.

Si Colony Capital a réduit son exposition économique dans Accor et Edenred, la société de capital-investissement « réitère son engagement au capital des deux groupes et son soutien aux stratégies mises en oeuvre par leurs équipes dirigeantes », a-t-elle tenu à préciser dans un communiqué. En substance, la sortie n'est donc pas pour tout de suite.

Concernant Accor, dont le cours de Bourse a dévissé en 2011 (il se situait hier à 19,65 euros à la clôture), Colony apparaît contraint de différer une telle perspective, en dépit des solides performances de l'entreprise.

 

CHRISTOPHE PALIERSE, Les Echos

 

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.