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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 16:44

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Des retards en Chine et en Inde n'ont pas permis de maintenir le rythme de croissance de 2012.

Après trois années d'accélération, la machine Accor a brutalement ralenti en 2013. Le groupe hôtelier, qui était jusqu'alors bien calé sur son objectif de 30.000 à 35.000 chambres supplémentaires par an, est retombé sous la barre des 23.000 chambres l'an dernier, à 22.637 précisément pour 170 hôtels. Un chiffre qui le ramène au niveau du creux de 2006. Accor avait établi un nouveau record en 2012 avec un total de 38.085 chambres ouvertes.

Des projets, représentant 11.000 chambres, ont toutefois été différés l'an dernier, la Chine et l'Inde représentant plus de la moitié de ce parc additionnel non concrétisé. De fait, des financements « pas bouclés » ont retardé des ouvertures d'hôtels sur ces deux grands marchés asiatiques, explique la direction. En Chine, l'accès au crédit serait plus compliqué, en raison notamment du durcissement des garanties demandées, précise-t-on chez Accor, où l'on reste toutefois confiant. « Il n'y a pas de projets stoppés », assure la directrice générale chargée des finances, Sophie Stabile. De fait, le programme d'expansion de l'opérateur avoisine les 140.000 chambres, à comparer à un parc de 461.719 chambres à la fin 2013, dont 59 % dans le cadre de contrats de management et de franchise (+ 2 points par rapport à fin 2012).

Par ailleurs, admet-on en interne, les incertitudes à la tête d'Accor ont pesé sur le développement en 2013 entre le départ de Denis Hennequin, le 23 avril, et la nomination, le 27 août, de Sébastien Bazin en tant que nouveau PDG, même si, entre ces deux dates, Yann Caillère a « fait le job » en tant que directeur général intérimaire.

Exigence de rentabilité

Sébastien Bazin pourrait d'ailleurs faire des ajustements pour le plan de marche du groupe. Le nouveau PDG, qui n'a pas encore détaillé sa feuille de route, a certes indiqué que le numéro six mondial de l'hôtellerie doit « absolument continuer » d'accroître son parc, mais avec une exigence de rentabilité. « La taille n'est pas le problème », a-t-il fait observer hier lors de l'inauguration du 1.000e Ibis (lire ci-dessus), il s'agit d'avoir « la meilleure valeur ».

Pour ce faire, Accor clarifie sa politique immobilière : reprenant in fine un constat de son prédécesseur, Sébastien Bazin, il reconnaît que le recours aux contrats de location n'a pas été une option pertinente depuis les années 2000. En conséquence, le groupe aura, à l'avenir, un choix à faire entre trois possibilités : l'exploitation en tant que propriétaire, les hôtels étant alors portés par la nouvelle entité HotelInvest ; la gestion hôtelière avec les contrats de management conclus avec des propriétaires tiers ; enfin, la franchise.

Concernant la première option, l'ex-patron Europe de Colony Capital a confirmé hier qu'Accor, à travers HotelInvest, a vocation à investir dans la pierre, en l'occurrence dans l'hôtellerie économique. A ce titre, l'enveloppe ad hoc - 150 millions d'euros environ - doit être revue, a-t-il admis, sans pour autant donner de chiffre. On devrait en savoir plus « à la fin du premier semestre », a-t-il ajouté. A très court terme, Sébastien Bazin doit déjà recruter le dirigeant d'HotelInvest.

C. P. (à Berlin), Les Echos

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.