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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 11:39

actualite-finance-49De retour de vacances, les Français pourraient bien avoir une mauvaise surprise. Le fléchissement brutal de l’économie française va peser en effet sur leurs fiches de paie. Alors que dans nombre d’entreprises, les négociations annuelles obligatoires (NAO) sur les salaires doivent commencer à partir de septembre, « la rentrée risque d’être compliquée », redoute le patron de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly.

Et la CGT appelle déjà le gouvernement à « augmenter les salaires, les pensions et les minima sociaux pour accroître le pouvoir d’achat des ménages ».
A la veille de la présentation du projet de budget le plus rigoureux du quinquennat de Nicolas Sarkozy, pas sûr que les syndicats soient entendus. D’autant que, du côté des entreprises, la dégradation de la conjoncture va les inciter à freiner toute velléité de hausse des salaires. Déjà au deuxième trimestre, le revenu des salariés a été victime d’un sérieux coup de rabot. Les maigres augmentations (0,6 %) ayant été rognées par le redécollage de l’inflation (0,5 % sur la même période).

La consommation, première victime

Si les hausses des prix continuent de caracoler — 1,8 % prévu en 2011 —, un gel des salaires aurait pour effet de stopper la consommation des ménages, qui a déjà fléchi au deuxième trimestre (- 0,7 %). Et, après deux années de modération salariale, les perspectives pour 2011 ne sont guère réjouissantes. Selon les dernières prévisions de Pôle emploi, le salaire moyen devrait augmenter de 2,1 % en 2011 (1,8 % en 2010). Si l’on y ajoute les primes individuelles, le groupe Cegos table sur une progression de 2,5 % proche de l’estimation du cabinet Aon Hewitt (2,6 %). On reste très loin des 3,3 % à 3,5 % en moyenne par an observés ces trente dernières années.
De son côté, l’Acoss (l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale) a confirmé sa prévision d’une hausse moyenne de 3,4 % de la masse salariale en 2011, légèrement supérieure à celle retenue par le gouvernement en juin (3,2 %). Mais celle-ci est due à une augmentation du volume des heures sup et du nombre d’intérimaires. Deux éléments utilisés comme variables d’ajustement par les entreprises quand elles rechignent à augmenter les salaires.

Source : Le Parisien

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.