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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 20:35

La marque Sofitel du groupe Accor se serait bien passée de ce nouvel épisode dans l’affaire DSK.Si l'opérateur hôtelier refuse de s’expliquer,en se retranchant sur son devoir de réserve,en revanche,le syndicat des employés d'hôtels de New-York s’est pour sa part, exprimé plusieurs fois sur le sujet.Tactique du groupe ou mutisme face au pouvoir des"unions", toujours est-il qu’au travers d'une analyse vue sous le prisme syndical, Accor semble bien étranger à tout ce tapage.

dsk.jpg

Dans une chambre du Sofitel New-York

Le Sofitel New York, est sans doute l’un des hôtels les plus en vue du groupe Accor et l’un des plus populaires auprès des hommes d’affaires français. Avec ses 398 chambres, il gère un effectif au moins aussi important d’employés.Ceux-ci peuvent dans tous les hôtels situés sur le sol américain être ou non affiliés à un syndicat. Sauf qu'à New York, tous les employés sont  systématiquement syndiqués, nous a précisé un directeur français de grand hôtel ayant exploité un établissement américain.
Dans l’affaire du Sofitel, les reproches faits à Accor sont relatifs aux propos tenus par la femme de chambre, que le directeur Jorge Tito aurait cautionnés un peu vite.En réalité,le directeur ne s’est jamais exprimé à ce sujet.Le seul porte-parole de la femme de chambre a été le syndicat des employés.C’est également lui qui a organisé les huées des femmes de chambre devant le Palais  de justice à l’arrivée du directeur du FMI.Pour les directeurs français, ayant été en poste aux  Etats Unis, cela n’a rien de surprenant:«les syndicats aux Etats Unis ont des pouvoirs très importants", déclare François Delahaye,  vice -président du groupe Dorchester  exploitant  le New York Palace Hotel  à New York :«lorsque nous embauchons une personne aux Etats Unis, c’est le syndicat qui sélectionne les candidatures ajoute-t-il. Une  appréciation que temporise Didier le Calvez actuel directeur général du Bristol mais ancien directeur du Pierre à New York, qui précise: «les syndicats ont un rôle de représentation et de négociation et font souvent pression pour défendre leurs employés, ce qui est leur droit le plus strict. En revanche, ils en réfèrent au Directeur Général." 
Pourtant, dans l’affaire du Sofitel, le syndicat a été le seul à s'exprimer à plusieurs reprises, le directeur de l’hôtel étant toujours resté silencieux, «ce qui est assez  surprenant, reprend Didier Le Calvez, car le directeur général est le porte -parole de l’hôtel ». Mais pour François Delahaye, «aux Etats Unis, les fonctions sont bien dissociées, le directeur général gère la partie management alors que la gestion des employés est dirigée par les syndicats».Le très puissant syndicat Unite Here,(Hotel Employees and Restaurant Employees Union),est connu pour ses combats syndicaux durs dans le secteur hôtelier. C’est lui qui a notamment mené récemment(communiqué de presse du 30 juin 2011)une grande campagne contre les conditions de travail existant au sein du groupe Hyatt aux Etats Unis.   
Pour sa part le groupe Accor, qui ne veut plus s'exprimer sur le sujet ( le dernier communiqué ayant été envoyé aux radios dimanche 3 juillet),rappelant son devoir de réserve, campe sur ses positions, refusant de cautionner telle ou telle information. Pour Sofitel, la gestion des ressources humaines est une préoccupation constante qui vient d'ailleurs de se traduire par le lancement du projet "Les Ambassadeurs" présenté dans l'édition de "L'Hôtellerie restauration" du 23 juin dernier.

Dans le contexte de l'affaire, la situation apparait comme subie par l’hôtel: les prochains épisodes de cet incroyable feuilleton devraient définitivement lever le discrédit que certains tentent de jeter sur le groupe Accor et sur la marque Sofitel qui préférerait bien évidemment communiquer sur son devenir et sur le développement de l'enseigne. 

Source l’hôtellerie : Evelyne de Bast

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Published by FO ACCOR
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G Mouret 26/08/2011 16:28



Je suis triste pour vous, car vous avez recruté n'importe qui pour travailler dans un Hôtel de haut de gamme. Si vos responsable de New York avaient fait leur travail de recrutement comme il se
doit, rien ne se serait passé. Vous seriez bien inspiré de faire le ménage dans vos équipes et de le faire savoir! Honte à vous et surtout à votre directeur sur place.


"Le Sofitel hôtel de luxe qui recrute comme au tord boyaux!"



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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.