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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 09:28
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L’hypothèse de l’éviction de son PDG, Denis Hennequin circule tant en interne qu’en externe.

Accor serait à la veille d’une nouvelle révolution de palais. L’hypothèse de l’éviction de son PDG, Denis Hennequin, porté à la tête du groupe hôtelier à la fin 2010, circule en effet avec force tant en interne qu’en externe. L’ancien patron Europe de Mc Donald’s pourrait même être écarté ce jour, soit à 48 heures de l’assemblée générale des actionnaires annuelle. Son éviction interviendrait de facto dans le cadre d’une réunion du conseil d’administration, qui se tient traditionnellement avant l’assemblée. « On y verra plus clair après le conseil », indiquait à ce titre hier une source interne, tout en confirmant le scénario d’une éventuelle mise à l’écart de Denis Hennequin. « On ne commente pas les rumeurs », déclarait, de son côté, la direction de la communication d’Accor .

Stratégie trop douce

Denis Hennequin, qui avait remplacé Gilles Pélisson, en tant que directeur général dans un premier temps – à partir du 1erdécembre 2010 puis en tant que président du conseil – à partir du 15 janvier 2011, paierait une stratégie trop douce tant en termes de cession ou d’externalisation d’actifs hôteliers mais aussi de réorganisation de l’entreprise, dans un contexte beaucoup moins favorable à l’hôtellerie, du moins en Europe.
Signe des temps, la direction du groupe a dévoilé, il y a moins d’un mois, un plan de départs volontaires à l’adresse des salariés de son siège ainsi que ceux du siège de l’entité Accor France, portant au total sur 172 postes en CDI soit un peu moins de 10 % des effectifs concernés. Or, les modalités de ce plan seraient critiquées car jugées trop généreuses.
Par ailleurs, à l’occasion de la publication des résultats annuels pour 2012, Denis Hennequin avait déjà dévoilé une feuille de route à horizon 2016, visant à accentuer la transformation du modèle économique d’Accor pour doper sa rentabilité. A terme, sa marge opérationnelle dépasserait 15 %, contre 9,3 % en 2012, et son retour sur capitaux employés 18 %, soit un gain de quatre points. Pour ce faire, il a confirmé un développement tambour battant, avec le recours amplifié aux contrats de management et à la franchise, avec pour objectif le rééquilibrage de l’activité d’Accor, donc la dilution de sa part européenne, les marchés émergents générant 50 % du résultat opérationnel en 2016, contre 23 % l’an dernier. En parallèle, il est prévu de « restructurer » 800 hôtels en quatre ans – dont 600 convertis en franchise –, pour l’essentiel en Europe. Mais, l’ancien patron de Mc Donald’s Europe pourrait surtout faire les frais d’un cours de Bourse toujours aussi émollient, avoisinant 26 euros hier à la clôture, en hausse de 6,31 % sur un an mais en retrait de 13,50 % sur trois ans.
Enfin, l’inquiétude est vive du côté des syndicats, où l’on redoute une intervention de l’actionnaire principal, le duo Colony Capital-Eurazeo. La CFDT, qui parle de « semaine décisive » appelle d’ailleurs à manifester jeudi devant l’hôtel où se tiendra l’assemblée générale.

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.