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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 15:32

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Yann Caillère, nouveau directeur général d’Accor, Philippe Citerne, nouveau président non-exécutif, et Sébastien Bazin, nouveau vice-président, lors de l’AG du groupe hôtelier, jeudi à Paris. Crédit Photo : ERIC PIERMONT/AFP

Deux jours après le limogeage du PDG Denis Hennequin, la direction intérimaire peine à expliquer son éviction.

«Tsunami», «coup d’État» ou «révolte de palais»: les expressions pour qualifier l’éviction mardi dernier du PDG d’AccorDenis Hennequin, sont fortes, et elles émanent aussi bien de salariés que de franchisés du groupe hôtelier ou d’actionnaires. Autant dire que les explications du trio «de transition» nommé dans la foulée étaient très attendues lors de l’assemblée générale du groupe hôtelier qui se tenait hier.

Dès l’arrivée, les participants à l’AG ont été accueillis par un concert de sifflets d’une centaine de salariés CFDT et CGC qui manifestaient leur inquiétude sur l’avenir du groupe et la valse des PDG tandis que leurs collègues FO observaient quinze minutes d’arrêt de travail. Au terme de trois heures de présentation et de débat, les participants sont pourtant restés sur leur faim pour comprendre les raisons de ce changement de direction.

Face à une salle sceptique, le nouveau président non exécutif du groupe hôtelier, Philippe Citerne, a salué «l’action remarquable» de Denis Hennequin et rappelé que le cap fixé était le bon et restait donc inchangé. À quoi bon alors débarquer, à l’unanimité, un troisième PDG en huit ans? Face aux questions répétées des petits actionnaires, Philippe Citerne s’est contenté de marteler que le conseil souhaitait «accélérer la cadence des transformations sans changer de cap». Une position qui aurait suscité des «réserves» de la part de Denis Hennequin - que la nouvelle direction refuse d’expliciter - et a finalement justifié la fin de son mandat. Certains proches du dossier estiment qu’il aurait payé son approche trop consensuelle et un manque d’«agressivité» dans la transformation. L’ex-PDG a pourtant été salué par ses franchisés et salariés.

Révolution numérique

Sous le feu des critiques, en revanche, le nouveau vice-président, Sébastien Bazin, patron du fonds Colony Capital, a tenu à rappeler que sa société avait apporté 1 milliard d’euros à Accor et qu’elle en était l’un des plus anciens actionnaires. «Il n’y a pas de vision financière sans vision industrielle», estime-t-il, tout en rappelant qu’il est urgent d’agir pour «arrêter de perdre du terrain». Le nouveau directeur général et ancien numéro deux du groupe, Yann Caillère, a été plus épargné.

L’assemblée générale aura au moins permis de rappeler qu’au-delà de sa stratégie «asset light» (qui vise la vente d’une part grandissante de murs d’hôtels) Accor doit impérativement réussir sa révolution numérique. Face à la montée en puissance des agences de voyage en ligne (booking, hotels.com…), il est vital pour le groupe de conserver la maîtrise de sa clientèle grâce à une informatique et des programmes de fidélisation plus performants.

La recherche d’un successeur est désormais lancée, mais la direction se réserve le droit de conserver une dissociation entre la présidence et la direction générale et aucun calendrier n’est fixé. La seule chose qui sera réglée très rapidement, ce sont les indemnités de départ de Denis Hennequin, qui devront être publiées dimanche au plus tard.

Source: les Echos

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.