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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 11:48

bazin

Sébastien Bazin a amorcé sa conquête des salariés d'Accor en misant clairement sur l'affect et en prenant d'emblée des engagements forts sans pour autant dévoiler sa feuille de route. Au cours de deux réunions internes, la première - dans la matinée - au siège du groupe à Paris, la seconde - dans l'après-midi au quartier général d'Accor France à Evry (91), le nouveau PDG du groupe hôtelier et désormais ancien patron Europe de Colony Capital a tout d'abord, aux dires de divers témoignages, manifesté son enthousiasme à prendre les commandes du champion français de l'hôtellerie et numéro six mondial mais aussi son émotion. A Evry, il a ainsi rappelé dans un lapsus qu'il était, depuis des années, administrateur de… Carrefour. Il a par ailleurs précisé qu'il se donne « 45 jours » voire « deux mois » pour aller à la rencontre des équipes. Sébastien Bazin n'a toutefois pas communiqué de calendrier précis pour présenter un projet d'entreprise, indique-t-on chez Accor pour éviter tout malentendu.

Le nouveau PDG d'Accor, qui n'a donc pas laissé paraître ses intentions, a cependant fait passer quelques messages d'importance. Il a notamment plusieurs fois assuré qu'il n'était pas là pour démanteler le groupe. De même, il se voit à son nouveau poste pour de « longues années ». En clair, Sébastien Bazin, dont le talent de communicant et la capacité de séduction sont avérés, a montré un visage qui contraste avec sa réputation de financier redoutable. Il lui faudra faire bien plus pour emporter l'adhésion générale.

Dans un communiqué publié hier, la Fédération des Franchisés Accor, qui représente 58 % de son parc en France et qui avait apporté un franc soutien à l'ex directeur général Yann Caillère, a ainsi déclaré accueillir « avec circonspection la désignation de Sébastien Bazin à la tête du groupe Accor ». Elle sera, à ce titre, « particulièrement attentive » à l'investissement des produits des cessions de murs dans les outils numériques et les rénovations des hôtels.

Christophe Palierse, Les Echos

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.