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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 17:45

Laurent Fabius appelle dimanche à renoncer au relèvement du plafond de la taxe de séjour voté cette semaine en première lecture à l'Assemblée nationale, une mesure qu'il juge "totalement contraire" à la promotion du tourisme à l'heure où la France espère des retombées supplémentaires de ce secteur.

Un des amendements au projet de loi de finances rectificative pour 2014 relève jusqu'à 8 euros le plafond de la taxe de séjour, le niveau actuel (compris entre 0,20 euro et 1,50 euro selon les catégories d'hôtel) étant jugé trop bas par rapport à d'autres pays.

Si la loi est adoptée, le gouvernement fixera par décret le montant de la taxe selon les catégories d'hôtels.

Selon le président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH), Roland Héguy, interrogé par Reuters, "le plafond pourrait passer de 1 à 5 euros pour les trois étoiles et de 1,50 à 8 euros pour les quatre et cinq étoiles."

Un second amendement crée une taxe de séjour de 2 euros par nuitée en Ile-de-France à partir du 1er décembre pour financer les transports en commun du Grand Paris.

"Les deux augmentations de taxe de séjour votées en première lecture à l'Assemblée nationale sont dangereusement et totalement contraires à la promotion du tourisme qui est une priorité pour l'emploi et l'équilibre extérieur de la France", indique le Quai d'Orsay dans un communiqué.

"Adoptées sans concertation avec les professionnels et porteuses de distorsion de concurrence, elles sont contradictoires avec l'engagement solennel pris par le Président de la République et le Premier ministre de stopper l'alourdissement inconsidéré des taxes", ajoute le ministère des Affaires étrangères, dont dépend désormais le portefeuille du tourisme.

COLERE DES PROFESSIONNELS

Dans ces conditions, Laurent Fabius juge "impératif de renoncer à ces hausses et de trouver d'autres pistes dans la suite de la discussion parlementaire."

L'adoption de ces deux amendements a provoqué l'ire des professionnels du tourisme qui mettent en garde contre leur impact négatif sur les marges des entreprises et sur la destination touristique France.

Dans un entretien publié samedi sur le site du JDD, le PDG d'Accor, Sébastien Bazin, dénonce "des décisions iniques, insupportables et dangereuses" et indique son intention de se réunir en début de semaine avec, entre autres, l'UMIH et Atout France avant de solliciter un rendez-vous avec Laurent Fabius. (voir )

Le tourisme, qui représente 7,3% du PIB (en 2012) et 2 millions d'emplois directs et indirects, a été hissé au rang de priorité nationale en France, première destination touristique au monde avec 83 millions de visiteurs étrangers sur l'année 2012

Avec 41,7 milliards d'euros, la France n'est toutefois qu'en troisième position en terme de recettes, derrière les Etats-Unis et l'Espagne. A l'issue des Assises du Tourisme le 19 juin dernier, Laurent Fabius a estimé que le prochain objectif de la France était d'atteindre les 100 millions de touristes internationaux. (Marine Pennetier; édité par Henri-Pierre André)

 

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.