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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 07:41

Conforté par les bons résultats de l'année 2011, avec un chiffre d'affaires de 6,1 milliards d'euros, en hausse de 5,2 % sur un an, Denis Hennequin a présenté à des actionnaires plutôt confiants les avancées de la nouvelle stratégie du groupe.

 

DH

 Denis Hennequin : 'Je veux que dans chaque hôtel, on retrouve la même qualité, les mêmes services, les mêmes gestes.'

 

Au moment de présenter son bilan annuel à ses actionnaires, Denis Hennequin affichait cette année une réelle sérénité, due en partie aux bons résultats obtenus par le groupe Accor en 2011 mais pas seulement… La stratégie mise en place par le nouveau p.-d.g. porte ses fruits, sans grand bouleversement. Une lente révolution structurelle, pour ne pas dire culturelle qui s'appuie sur cinq piliers de développement chers à Denis Hennequin.

Le redéploiement des marques est l'axe stratégique le plus visible. Le pôle économique a ainsi fait l'objet d'une profonde transformation. Regroupé sous la marque ombrelle ibis, il permet au groupe "davantage de visibilité pour le segment économique et des synergies de coûts permettant de dégager plus de rentabilité", selon le p.-d.g. du groupe. Ainsi, en 2012, plus de 70 % des hôtels économiques auront été transformés mais, pour Accor, il n'est pas question de s'arrêter là. "Je pense également aux marques milieu et haut de gamme", poursuit Denis Hennequin. Ainsi, même Novotel effectue sa mue, avec la nouvelle chambre Next, devenant plus souple, moins stéréotypée.

Le deuxième axe de développement concerne la distribution. Le système de distribution centrale, par lequel passent 60 % des réservations, mais aussi les applications iPhone (900 000 téléchargements depuis son lancement) et le club fidélité, rebaptisé Le Club Accor Hotels (9 millions d'adhérents dont 2 millions en Asie). Globalement, c'est toute la politique digitale du groupe qui lui permet d'être plus performant (25 % du volume d'affaires sur internet) et avec des outils ultra performants.

Le développement, une nécessité

Le développement du groupe, lui non plus n'a pas failli : 38 700 chambres ont été ouvertes en 2011 et 40 000 sont attendues en 2012. Certaines destinations sont devenues privilégiées comme l'Asie-Pacifique, qui représente 50 % du pipeline Accor. Mais le développement est surtout une nécessité pour Accor : "il faut rééquilibrer nos implantations dans le monde, explique Denis Hennequin.L'Europe, représente encore 70 % de notre résultat d'exploitation."Dans cette course aux ouvertures, Accor s'appuie sur sa stratégie d'asset light. Car aujourd'hui, la franchise et le contrat de management ont le vent en poupe : ils représentent 89 % des nouveaux hôtels ouverts. Mais, là encore, "on ne choisit pas le même mode d'exploitation pour toutes les marques", nuance Denis Hennequin. Et dans le même temps, la vente des murs se poursuit : "Nous sommes confiants dans nos objectifs, assure Sophie Stabile, directrice financière du groupe, à savoir réaliser 400 cessions d'ici à 2015." Une politique présentée par Denis Hennequin comme une nécessité qui permet au groupe "d'améliorer ses marges, d'atténuer ses amortissements et d'améliorer la rentabilité globale du groupe".

Pour accompagner cette transformation, il fallait lui donner une âme et motiver les équipes. En baptisant Planet 21 son programme lié à la responsabilité sociale et environnementale, Accor communique mieux sur ses actions environnementales et sociétales auprès de ses équipes et de ses clients, une façon "d'ouvrir les frontières de l'hospitalité à celles de la durabilité", souligne Denis Hennequin, en reprenant le nouveau slogan du groupe ('Open New Frontiers in Hospitality'). Quant à la motivation des équipes, elle a toujours été présente ; le p.-d.g. d'Accor salue d'ailleurs l'engagement de chacun et l'adhésion de tous au nouveau projet du groupe : "Une entreprise qui réussit bien est une entreprise qui réussit avec ses équipes."
Doté d'une feuille de route solide, confiant dans l'avenir, le président du groupe Accor a affiché devant ses actionnaires une ambition justifiée :"Devenir la référence mondiale en capitalisant sur nos atouts". Chez Accor aussi, le changement, c'est maintenant.

Journal de lHôtellerie

 Évelyne de Bast

 

Trois questions à Denis Hennequin

L'Hôtellerie Restauration : Vous avez annoncé que les franchisés allaient prendre une place grandissante au sein du groupe. Qu'entendiez-vous par là ?

Denis Hennequin : Ce que j'ai voulu dire, c'est que nous allons surtout développer les méthodes de travail entre nous. Ces échanges vont se faire en associant nos franchisés plus en amont dans la réflexion sur nos marques, notre distribution. Bien sûr, cela se faisait déjà, mais il était important que les franchisés se structurent, qu'ils s'organisent, ce qu'ils ont fait. Ils ont d'ailleurs rédigé une charte éthique, ce qui constitue un acte fort. Dans ce domaine aussi, nous allons donc vers plus de transparence.

À votre arrivée à la présidence d'Accor, vous avez réorganisé le comité exécutif. Allez-vous également vous réorganiser en interne ?

Nous allons effectivement nous réorganiser par marques, alors qu'actuellement, nous sommes surtout organisés par territoires. Ce n'est pas vraiment une révolution, ce n'est que l'application de notre stratégie. Nous allons également développer de nouveaux outils de ressources humaines pour accompagner notre développement et amplifier les actions de formation, pour instiller davantage l'esprit Accor partout et auprès de tous, franchisés compris. Je veux que, dans chaque hôtel, on retrouve la même qualité, les mêmes services, les mêmes gestes. Enfin, il faut rappeler l'engagement de nos équipes dans la mise en oeuvre de ce changement. Nous sommes conscients de l'investissement que cela représente. Les métiers de l'hôtellerie changent, à nous d'accompagner nos équipes dans ce moment important.

Vous déclarez vouloir être le leader ou le référent mondial. N'est-ce pas une ambition démesurée ?

Nous sommes leaders en tant qu'opérateur hôtelier mondial, leader sur un certain nombre de continents, la référence dans l'hôtellerie économique et nous voulons la devenir dans le domaine du luxe. Le leadership, c'est d'abord un état d'esprit.

 

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.