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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 18:09

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Membres FO Accor au Congrès de Montpellier

Dans son rapport de trésorerie qui couvre les années 2006 à 2009, la secrétaire confédérale, Rose Boutaric, parle un langage que ne renieraient pas les cost killers : « Stabilisation, voire réduction des dépenses », « maîtrise des charges », « renforcement des fonds propres » et « mutualisation ».

Cette fermeté s’avère payante : la confédération peut afficher des comptes excédentaires. Un peu plus de 25,437 M€ de recettes totales en 2009, pour 23,753 M€ de charges.

Il s’agit d’un complet retournement de tendance par rapport à 2007.

Réuni cette année-là à Lille, le précédent congrès avait obéré les comptes.

Traditionnellement, FO ne lésine pas sur les moyens, lorsqu’il s’agit de réunir ses troupes. Peu de leaders syndicaux se sont fait applaudir par 3 000 congressistes comme Jean-Claude Mailly, ce lundi, à la tribune du parc des expositions de Montpellier.

Mais, excepté ce « luxe », toutes les dépenses ont été passées à la moulinette :

·        - appels d’offres et renégociation des contrats de prestation, de la reprographie aux objets publicitaires ;

·       - instauration d’une comptabilité analytique ;

·       - réduction du nombre de sous-traitants.

FO se met également à la stratégie immobilière, le syndicat ayant acquis en février 2010 son siège social, avenue du Maine, à Paris.

Un seul poste a échappé au serrage de boulons : les frais de personnel, en hausse de plus de 17 %, à 10,355 M€.

Pas question de réduire le bataillon des permanents, ni de courir le risque d’une grève du personnel, camouflet récemment infligé à la CGT.

Satisfait, le trio de contrôleurs maison, constitué de Jean-Louis Destenay, Louis Seigneur et Denis Basset,applaudit.

La loi du 20 août 2008 n’est pas étrangère à cet aggiornamento.

Même si le syndicat s’était fermement opposé au principe de la certification des comptes. « Pourquoi devrions-nous faire certifier nos comptes alors que certaines sociétés n’en ont pas l’obligation ? » s’insurgent encore ses dirigeants. Ils ont néanmoins entamé la professionnalisation de leur gestion.

Sollicitant même une aide financière du ministère du Travail, pour la mise en œuvre d’un plan de formation spécifique, destiné aux trésoriers. Sans succès. Reste une curiosité dans cet exercice de transparence : FO rechigne toujours à publier le nombre de ses adhérents.

Jean-Claude Mailly se dit personnellement favorable à la levée de ce tabou.

Mais ses troupes auraient « grogné » et l’auraient contraint à respecter la pudeur dans laquelle l’organisation se drape.

Le mystère plane aussi sur la hausse des ressources propres (de près de 15 % entre 2006 et 2009), alors que les effectifs, évalués à « environ 500 000 », restent en retrait par rapport aux 612 000 comptabilisés en 2002.

 

Gestion Sociale, 17/02/2011
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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.