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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 07:20

gilles-pelisson-523348.jpgGILLES PÉLISSON PRÉSIDENT DU GROUPEMENT DES PROFESSIONS DE SERVICES

Hébergé au sein du Medef, le Groupement des professions de services a élu hier à sa présidence Gilles Pélisson (ex-Accor) pour trois ans. Il sera entouré de deux vice-présidents : Françoise Gri (Manpower) et Christian Nibourel (Accenture). Composé de fédérations (banque, assurance, propreté, intérim...) et d'entreprises adhérant en direct (La Poste et France Télécom les rejoignent cette année), le GPS sera en quelque sorte le pendant du GFI, qui fédère les industriels.

 

 Vous avez été élu hier président du GPS. Quel est votre mandat ?

 

Nous avons proposé à nos adhérents de concentrer nos efforts sur deux sujets. D'abord, la France est extrêmement dépendante des services : deux tiers des créations d'emplois en proviennent. L'innovation et l'attractivité de nos métiers vont donc être fondamentales. Il faut les valoriser, les faire connaître et les rendre attrayants. Les services peuvent être un ascenseur social, en embauchant des peu qualifiés et en les faisant progresser par la formation. Il faudra que nous soyons force de proposition, notamment pour sortir de l'image dépréciée de certains métiers. Deuxième idée, il faut défendre nos propres enjeux de compétitivité : tous les emplois de services ne sont pas délocali-sables mais certains le sont. Dans la structure des comptes d'exploitation des entreprises de services, le coût du travail est encore plus critique et crucial que dans l'industrie, puisque la main-d'oeuvre représente entre 50 % et 80 % du chiffre d'affaires. Il faut sensibiliser sur cette notion : les salaires doivent être revalorisés mais ce ne sera pas possible avec les niveaux actuels de charges sociales.

 

Votre prédécesseur, Georges Drouin, s'agaçait du discours pro-industrie, notamment au gouvernement...

 

La réforme de la taxe professionnelle a été vécue par certains comme plus favorable à l'indus-trie, mais l'important est de se demander comment la France peut rester compétitive. On ne peut pas dissocier industrie et services : la composante services englobe et dépasse désormais l'aspect purement manufacturier. Dans les télécoms, où j'ai passé cinq ans, est-ce la qualité de la batterie ou l'écosystème autour du portable qui est le plus pertinent pour le consommateur ? Nous appelons à un discours équilibré. Notre sujet est de savoir comment on fait bouger le pays plutôt que de se battre entre nous.

 

Pour réduire les dépenses publiques, Laurence Parisot veut transférer des activités vers le privé. Le souhaitez-vous aussi ?

 

Quand une régie municipale se met en place, elle n'est pas toujours assujettie à la TVA : les règles du jeu ne sont pas systématiquement les mêmes entre public et privé, ce n'est pas normal. Mais les entreprises doivent aussi penser à leur organisation optimale, et donc à l'externalisation : l'entreprise de demain, c'est celle qui s'appuiera sur des savoir-faire qu'elle n'a pas besoin de posséder.

 

Quel est l'état de la conjoncture des entreprises de services ?

 

La plupart des indicateurs sont positifs, après une croissance de 2,5 % l'an dernier pour le secteur. Mais si nous voulons nous déve-lopper, nous devons innover. Nous créons une commission sur la relation client parce que nous sommes convaincus que l'entreprise de services et le consommateur vont fa-briquer de la valeur ajoutée ensemble. Le poids des consommateurs est croissant, on le voit par exemple avec l'influence des sites d'évaluation d'hôtels et de restaurants et les réseaux sociaux dans le tourisme.

 

PROPOS RECUEILLIS PAR

Veronique LE BILLON

Les Echos

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Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.